mardi 15 mai 2012

Trou de Jalleu, on ferme une porte...

Ce long week-end du 1er mai 2012 nous voit revenir à Jalleu pour y faire une pointe supplémentaire.
Nico, en humide pour cause de tirette d'étanche cassée, et moi (qui découvre le trou) somment là pour assister Michel pour la pointe.

Nous nous retrouvons sur place samedi après-midi pour une première plongée de préparation, les porteurs s'occupent d'équiper le trou et de dégager le laminoir, et Michel part se balader jusqu'au point bas du S1, histoire de se mettre dans le bain.

Le dimanche matin, la météo n'est absolument pas au rendez-vous... Réveil sous la pluie, avec un vent soutenu. Nous quittons le camping pour aller boire le classique grand crème au troquet local, nous sommes un peu dépités par la météo, la crainte de devoir annuler la pointe nous gagne...
Au moment de payer l'addition, changement de décor: la météo s'est totalement inversée ; le soleil est de retour et le vent tombé.
On y va, et on ne traine pas!

Je part le premier, lourdement chargé pas les blocs de déco, ainsi qu'un scooter et une bouteille de sécu à déposer derrière le laminoir... "put*** de courant!" Ca pousse fort et mes blocs se vident à vue d'oeil!

J'en profite quand même pour faire une petite balade et découvrir les 50 premiers mètres de la "galerie de la première première".

Nico me suit dans la foulée avec une 20 litres à déposer à 230m et un deuxième Apollo pour aller plus vite... ce qui constitue également une quantité sympathique de matériel à déplacer dans ce non moins sympathique laminoir...

(Vincent, concentré, avant un portage "compliqué")

Entre-temps, Michel s'équipe pour la pointe du séjour. Il s'immerge peu après le retour de Nico pour 3h30 de plongée et 2km de distance à parcourir sous l'eau.

Voici son récit :
Depuis le mois de novembre dernier (voir compte rendu précédent), le trou de Jalleu n'a plus un fond, mais trois !  La rivière se divise en effet en trois branches : deux arrêts sur manque de fil dans des passages étroits mais propres (S6bis, branche S et N), et un arrêt sur vasque touilleuse sans suite apparente après un bout d'exondé glaiseux et un S6 assez court.

Comme dans une enquête policière nous nous sommes donc attelés à "fermer des portes" en commençant par le S6, le plus proche (mais à +/- 1 km  de l'entrée tout de même).  Après mûre réflexion nous avons décidé que cette branche devait être la branche principale, la plus susceptible de nous faire trouver la suite de la cavité.

Cette fois-ci le niveau d'eau plus élevé me permettra d'éviter la reptation dans la gadoue et d'atteindre la gueule du siphon sans trop de peine.  Pour rejoindre la vasque terminale il faudra encore franchir un mini-siphon de 2-3 m qui n'était pas là pour Nico en novembre, vu la différence de niveau.  En dépit d'une inspection soigneuse du pourtour, aucune arrivée d'eau ne pourra être repérée.  Toutefois, dans le fond de la vasque à droite, une zone paraît moins touilleuse : vérification faite, l'eau arrive à -4 par une fissure de 30 cm de large sur 3 m de long, encombrée de caillasses.  Aucun espoir de ce côté-là...

La prochaine fois il faudra prévoir un peu plus d'autonomie pour aller revoir les deux branches du S6bis, peut-être pas si bis que ça...

Merci à Nico (en humide) et Vincent pour leur précieuse assistance, à charge de revanche bien entendu.
Michel Pauwels

(La mise à jour de la topo suit incessamment sous peu...Nico) 

Le "dé-portage" se fait dans la foulée.
Michel ressort donc tout le matos et ne laisse qu'une b20 et la corde. Je m'y colle.
Ayant oubliés les moustifs en déséquipant, j'en serais quitte pour une plongée de plus le lendemain.
Ce sera avant tout une "plongée plaisir", et j'en profite pour m'exercer à l'arrimage de fil "à la DIR" dans le laminoir, très certainement une première sur ce site :-)))

Le lundi, Robert Lavoignat nous rejoint pour une petite ballade de prospection et un "pic-nic" sur le pouce entre 2 sources ;-)
Nous irons voir quelques sites intéressants ou non et tenter un début de désobstruction dans la vallée du Vannon ou nous avons déjà entammer quelques traveaux et ou Didier H a effectué une plongée en novembre dernier avec un bon espoir de suite...

(Robert et Michel sondent une belle vasque profonde et inconnue)

Arrêt sur "heure de l'apéro", et réhydratation des participants au café de Champlitte...
Apéro qui se terminera sous un orage violent au camping, qui finalement nous mènera au dernier resto ouvert du coin, personne n'ayant envie d'allumer le réchaud pour réchaufer les raviolis au fond de la tente!
Minivince