samedi 16 juin 2012

VENI ,VIDI mais pas encore tout à fait VICI...

Une fois n'est pas coutume, voici un récit d'explo dans le milieu artificiel Belge.
Notre pays a été criblé au cour des siècles de maintes exploitations souterraine de divers matériaux... Des lieux interdits, inconnus, mystérieux, fermés ,perdus et qui doivent le rester à tout prix. Quand ce ne sont pas des réserve en eaux, ce sont des habitats particuliers pour les chiroptères, animaux très utiles mais en voies d'extinction à cause de notre propre bétise humaine.


Cependant, le joli récit ci dessous vient d'un plongeur qui "cherche", qui découvre le milieu, qui découvre la spéléo en allant de l'avant, en explorant, c'est tout à son honneur!


Je laisse la parole à Henri :

J'ai plongé à "Labrouche" hier soir et .... quel bonheur enfin SEUL !!!
C'est un endroit vraiment super sympa ou je retournerai surement bien vite .
Après la traversée de l'Ourthe et une centaine de mètres dans une galerie avec cinquante cm d'eau enfin le trou . 
J'y ai atteint 17m de profondeur et passé quelques 20min sous l'eau . 
J'ai fondu à toute allure vers le fond pour ne pas me faire dépasser par la bouillasse . 
Ensuite, j'ai exploré les petites galeries annexes vers -15 puis une autre plus importante qui remonte de -10 à -4 
Mais après, retour en vrai visi 0, non pas tout à fait je voyais jusque le carreau de mon masque ;-)))
Cette petite galerie est comme un entonnoir qui de plus a son plafond très friable . A l'allé j'aurais cru qu'il me neigeait dessus à gros flocons !!! J'ai dû y faire une bonne vingtaine de mètres avant de rebrousser chemin .
Ah oui j'allais oublier aussi, une pauvre petite perche perdue au milieux de nulle part qui a eu l'air aussi étonnée que moi de se rencontrer là . Sans avoir droit au moindre rayons de soleil elle est devenue très "blanche".

Retour vers la lumière après avoir quand même poussé mes investigations un peu plus loin dans la galerie avec 50cm d'eau,mais rien de vraiment très exploitable.

Je pense que le plus dur est encore de traverser l'Ourthe sans se casser le gueule avec tout le matos sur le dos et de ne pas s'y casser la jambe !

A très bientôt à tous pour de nouvelles aventures !

Henri