lundi 7 février 2011

Deux plongeurs à Ozo

La sortie de ce samedi 22 Janvier fut intéressante à plus d'un titre. 
Pour la première fois, j'avais l'occasion de partager cette découverte post-siphon avec un copain, Michel Pauwels.

Les objectifs du jour n'étaient ni escalade ni topographie mais bien un peu d'explo avec celui qui m'a fait apprécier ce genre de sorties.
Au niveau des résultats, entre 30 et 40 mètres de première et quelques points d'interrogation levés.

Nous abandonnons nos scaphandres dans la salle Grigri pour nous diriger vers la salle du Miroir tout en examinant un passage inférieur, boueux et sans intérêt.

On commence l’explo par la partie supérieure de la salle du miroir. Le fond ne donne rien mais une tentative d’escalade fort étroite pourrait mener quelque part, arrêt sur cailloux qui tombent...

La suite de la ballade se fait en shuntant accidentellement, par un passage supérieur, l'étroiture qui constituait le terminus de la rivière, cela ne nous avance pas beaucoup, dommage. Arrêt sur une grosse trémie qu'il faudra peut être refouiller un jour...
Michel découvre néanmoins une étroite galerie qui mène à une petite flaque d’eau siphonnante. La mise à l'eau n'y sera pas évidente pour un plongeur seul...

On en revient à l’étroiture du fond de la salle du Miroir, la franchissons, et arrivons donc à l’objectif du jour. Faire tomber un bloc gênant et dangereux qui gène la progression. Apres quelques tâtonnement de pied de biche, il cède, trop facile mais il fallait bien ça.
Six mètres de ramping plus loin et on retombe sur la  rivière au bas d’un petit ressaut. J'explore l’aval, 15 à 20 mètres de voutes mouillantes sérieuses et cela siphonne, très certainement pour rejoindre la salle Grigri.
Pendant ce temps, Michel s'attaque à l'amont en dégageant un bloc qui pourrait laisser entrevoir un nouveau siphon. En tâtonnant du bout des pieds, nous comprenons vite qu'il y a de l'air derrière mais nous décidons de ne pas tenter ce passage étroit en apnée.

Au dessus du ressaut, par un passage supérieur, on rejoint une trémie labyrinthique, après une dizaine de mètres de progression, je tombe nez à nez avec une Chauve-Souris, impossible de continuer sans la déranger, fin d'explo pour aujourd'hui. On reverra ça au printemps.

TPST : 3h30

En attendant, c'est à la topo que je vais devoir songer.