lundi 29 août 2011

Aiwé, aie... ouais...

Ce samedi 27 Aout 2011, nous retournons avec Didier à la résurgence du Fond des Vaux.

Je m'y attendais un peu, tout comme la résurgence de l'Isbelle la semaine dernière, l'eau est très trouble et le niveau à pris un bon mètre, la rivière coule à nouveau...

On s'en fout... Didier est motivé et j'ai envie de me changer les idées, envie de plonger dans cette soupe pendant que d'autres crachent dedans...  
Je l'accompagne donc pour le soutenir de mon mieux pour cette nouvelle pointe.

Les deux premiers siphons ne sont pas évidents et malgré la courte distance de 40 mètres pour rejoindre le S3, le temps semble long. 
J'ai suggéré au départ de prendre nos palmes puisque le trou siphonne presque tout du long... Didier palme donc devant moi, en plus de la visi presque nulle au départ, il soulève de grandes volutes d'argile liquide qui rendent le milieu opaque. Je commence a prendre mon pied!

Au S3, l'eau nous arrive aux aisselles, l'attendre sera froide et longue...
Didier file en pointe. Au moins 20 minutes après il revient et m'offre un beau cadeau, son dévidoir avec le fil qui part vers le fond, mouais, bon, je le prends surtout comme une invit à y jeter un oeil.
Il m'explique le truc, l'étroiture est franchie mais est étroite et c'est grand derrière.
Je l'écoute tout en contemplant ce foutu dévidoir... Le passage de l'étroiture avec 2 fils risque de ne pas être commode et le jour est mal choisi pour me lancer dans le tricot...
On y va, l'étroiture en est une, ça racle, mais se négocie sans devoir décrocher les bouteilles. Je la trouve fort sympatique.
Le fil quer Didier a tiré est fort bien placé et je rejoins sans difficulté le dernier amarrage qu'il a posé.

Ici, comme il a tenté de me l'expliquer la lèvre tremblante de froid (non j'ai pas froid il a dit), tout est large et pas clair. J'ai bien vite fait de repérer le courant et "tâté" quelques "ripple-mark" du bout des doigts.

Je commence à croire que Didier à loupé un truc, et bien non, je sent plus que ce que je ne vois ce qu'il m'a expliqué, je me retrouve dans une fracture verticale impénétrable, l'eau vient pourtant bien de là...
Un dernier amarrage du fil et un démêlage de plus (rarement vu un dévidoir de merde pareil) et je fais demi tour.

Au retour, j'entreprends d'examiner un autre chemin possible, avec mon dévidoir cette fois.
Cette fouille n'apportera pas grand chose de plus. Je trouverais quand même le moyen de m'emmêler quelques peut avec mon dévidoir (tout aussi mal foutu au final)

Pour conclure après tout ces "démêlés", l'explo a avancé de 15 mètres, point bas à -6 et a revoir en eau claire. On peut aussi en retirer que du matos comme les dévidoirs mérite une certaine "standardisation" au sein de l'équipe...

TPST : 1h15 dont un peu plus que la moitié dans la soupe...

jeudi 4 août 2011

Juillet 2011, pas de répis...

Le programme de Juillet est décidément bien chargé, ce sera donc un compte rendu global cette fois...

Le samedi 9 Juillet, à peine sorti de St-Anne, je retrouve Didier Havelange et une petite équipe du SpéléoLUX au bord du Trotti aux Fosses.
Les nouvelles sont bonnes cette fois, le passage siphonnant est désamorcé et l'équipe peut se lancer.
Pour ma part, c'est l'heure de la sieste, je ne les accompagnerais pas plus loin...

Voici ce que j'ai pu recueillir comme infos :

Après un crapahut pas bien compliqué, Didier profite du ponton installé par Luis pour faciliter la mise à l'eau.
Une fois immergé, il commence par sonder le fond du lac à -10, visiblement une bonne partie de l'eau vient de là en bas.
Rien de pénétrable et sans intérêt de toute façon. C'est l'aval qu'il faut explorer!


Aval dans lequel il ne lui faudra pas longtemps pour découvrir un départ dans lequel il s'engage sur une quinzaine de mètres.
Ça devient étroit, ça touille, et il va falloir chercher le chemin dans cette direction.
C'en est fini pour cette fois, les bouteilles sont trop volumineuses. Mais c'est prometteur, cet éboulis pourrait âtre la base d'une nouvelle salle !



A suivre!


Le dimanche 17 Juillet, c'est Pont-le-Prètre qui nous revoit. Didier découvre, regrette un peu sa plongée :  "un peu court et large sans compter le ménage à faire dans les racines...:o) ça s'accroche dans les lampes et ça fait un peu désordre..." :o)
La visite est rapide, Didier évalue l'escalade que j'aimerais le voir faire. Sur ce temps là, je jonctionne en "semi-plongée" la salle Grigri et la rivière Sud.
Cette jonction facilitera les portages là au bout.
Ce bout, c'est encore une fois Didier qui s'y engage de bon coeur et l'examine, trop tard pour l'arrêter...
Il part sous une voûte mouillante ou il n'y a que 5cm d'air par endroit...
Après 8 à 10 mètres de progression, il s'arrête sur un nouveau siphon, chouette!
J'attends son retour pour lui expliquer pourquoi je n'y avais pas été, la fameuse mise en charge du 6 novembre 2010 qui m'avait donné quelques sueurs froides    (voire ici)

A suivre!


Le jeudi 21 Juillet, c'est la Résurgence de l'Isbelle cette fois. Les explos dans la Grotte de l'Isbelle (SCB) nous poussent à profiter du niveau d'eau extrêmement bas pour revoir le S3.
C'était sans compter sur les centaines de poissons morts aussi bien dans les siphons que dans la rivière... Dés la mise à l'eau, la nausée me gagne. De plus, ayant eu la grande idée de partir avec 4 bouteilles, c'est presqu'en force que je sors du S1.
L'atmosphère est putride, l'odeur de poisson pourri est insupportable mais on s'habitue doucement... La vue des innombrables cadavres me soulève malgré tout le coeur à plusieurs reprises lors de notre progression vers le fond.

Le niveau est suffisament bas pour nous permettre une progression lente ou nous n'avons pas toujours pied mais la tète hors de l'eau. Cette longue galerie rectiligne de +-150m et d'à peine 50cm de large est entrecoupée d'un passage en voute "très" mouillante et se termine pas quelques dizaine de mètre plus large mais avec un net abaissement de plafond pour aboutir au S2.
Ce siphon doit faire une vingtaine de mètres pour une profondeur n'excédant pas les 2 mètres. On en sort en passant entres quelques blocs pour aboutir dans un bout de galerie à 90° de l'axe prnicipal.

Une dizaine de mètre plus loin, la salle "Belle de jour" ne soulève que très peu d'émoi... Une pente glaiseuse et quelques concrétions à 5 à 6 mètres de hauteur...

Le départ de S3 est vaste et semble reprendre la direction de départ, Didier est prêt et je lui propose la première. Il remonte quelques minutes après, c'est ensablé à -4, passage de 10cm de hauteur tout au plus... Je n'y crois pas et j'y vais à tâtons dans la touille, en fouillant et refouillant, mes pieds finissent par battre dans le vide. Je n'y vois rien mais j'en suis sur, il y a une suite !
On reverra ça, quitte à vider le gravier du siphon à l'aide de seaux, quitte à vider une bombe d'Air-Wick pour aérer (Didier, tu vois avec madame ? ;-) )

A suivre!


Le vendredi 22 Juillet, le bivouac et le barbecue bien arrosé de la veille (ou comment se débarrasser d'une foutue odeur de poiscaille), nous font démarrer la journée de manière fort relax. On se décide quand même à gonfler les bouteilles.
L'objectif du jour est Hèrwagne... L'eau y est plutôt trouble... Ça ne touille pas mais c'est très laiteux...
Tout au plus 50cm de visi, ce n'est pas le top.


On se replie sur Marche et le Fond des Vaux. Le Sourd d'Aiwé, cette fois nous plongerons à deux, et j'accompagne Didier devant le S3. Il me suggère d'y aller mais c'est son explo, je jetterais un oeil après.
Nous nous retrouvons au départ du S3. Didier démarre avec un dévidoir défaillant, la manivelle est cassée... Il y va quand même... Ça ne rate pas, il s'emmêle dans le fil et me rejoint. J'insiste pour aller chercher un autre dévidoir mais la rage de l'explo brille dans le regard de Didier et il y retourne. Après une dizaine de mètre, il refait des "noeuds" dans une galerie confortable après avoir franchi un passage étroit entre quelques blocs... Ça continue derrière, le bouchon de glaise à sauté...

A suivre!

Le samedi 30 juillet, c'est Les Manants et le Siphon de la Cascade. C'est une équipe redoutable d'efficacité qui accepte de m'accompagner au fond des Manants : A.Doemen, J.Dehan, M.Duroisin, B.Grignard, V.Detraux et O.Stassart.

Dés la mise à l'eau, j'ai l'impression de descendre dans du "large"... Cette illusion disparaît rapidement.
L'eau arrive par une fissure horizontale qui s'avère impénétrable.
Pour l'équipe qui m'accompagne, je décide néanmoins de retenter le coup sans palmes, les pieds devants.
L'étroiture est très sévère mais j'y arrive.
Au delà, ça s’élargit progressivement et je me retourne pour enfin y voire quelques chose.
Surprise! Je découvre une palme, heureusement sans personne au bout. (j'apprendrais plus tard que Michel Pauwels l'avait perdue dans un autre siphon amont du même trou)
Les "objets insolites" qui traînent dans le fond de la Chaweresse sont les témoins des efforts de nos anciens pour en savoir plus sur ce réseau complexe!
Quelques mètres plus loin (à 22 mètres du début du siphon), j'émerge dans une cloche sans issues, la suite est perdue pour cette fois, trop de touille.
J'amarre le fil et m'en vais retrouver mes compagnons.

Le retour n'est pas des plus plaisant, le fil s'est coincé dans la fissure et je ne retrouve plus la sortie...
La tension monte et je tente à tout pris de franchir un passage trop étroit, les arrachages de masque ne sont pas agréable et à la deuxième "douche froide" je reprend mon calme, il y a la cloche derrière si nécessaire...
4 à 5 minutes de "zen-attitude" seront indispensable pour sortir de ce piège et retrouver mes compagnons...

Les prochaines plongées s’effectueront sous le réseau Sandrine.


A suivre! 



Août et septembre s'annoncent sur le rythme des vacances, tant mieux.


Résurgence de l'Isbelle
Mise à l'eau dans le S1 avec un niveau particulièrement bas et une visi exeptionelle.