lundi 16 mai 2011

Grotte de l'Isbelle, ça plonge à nouveau!

Un an et demi a passé depuis ma première tentative dans ce siphon aval.
Les difficultés pour accorder nos agendas respectifs et les autres objectifs en cours m'ont obligé trop longtemps à reporter une nouvelle plongée malgré l'insistance des explorateurs de la grotte.

Nous y sommes quand même parvenus ce samedi 14 Mai 2011.
David G (SCB), Didier H et Olivier B (SSN) m’assisteront pour le portage et les préparatifs de la plongée.

Je crains d'avoir un peu perdu mes repères dans ce siphon ou l'on n'y voit rien. 
M'étant arrêté la dernière fois dans une série d'étroitures "accrocheuses" partant probablement dans une diaclase, j'ai fait le choix de plonger sans palmes.
Le fil est à peine rabouté au début des étroitures que je m'y laisse glisser naturellement, la mémoire du corps est étonnante, mètre par mètre je reconnais ces passages au toucher.
Puis, plus rien, du vide sous mes pieds. Pas moyen de toucher la paroi opposée ni le plafond.
Le fond est très pentu et je me laisse couler lentement. Vers -15, j'arrive à sentir une seconde paroi du bout des pieds, ça me rassure.
Sans palmes et sans flottabilité, je ne ressens pas le courant (bien faible aujourd'hui) et, bien que persuadé que c'est par là, je renonce temporairement pour des questions de sécurité, mes réserves d'air étant également limitées.

De retour vers la sortie des étroitures, je prends conscience du grand volume d'eau claire au dessus de moi. La pente est raide et je m'accroche comme je peux pour remonter... à la surface!
Une possibilité de prendre pied derrière moi dans un début de galerie aveugle, deux départs en diaclase fort étroits à gauche et à droite et un beau lac d'une quinzaine de mètres devant moi, galerie inondée qui ressemble étrangement à ce qu'on voit en amont du siphon que je viens de franchir. Le bout de cette galerie plonge quasiment à la verticale, très certainement vers le troisième siphon.
Une différence de taille concernant ce bout de galerie, les concrétions sont blanche et pas couvertes de boue contrairement à l'amont de la rivière...
Ayant oublié ma boussole en amont, les relevés de direction seront pour la prochaine fois, pas de crobard non plus. La topo sera très difficile vu les conditions de plongée.

Pour conclure, les portes restent grandes ouvertes vers la suite. J'espère juste ne pas devoir envisager trop vite la combi étanche et le matériel lourd.
La désob entamée au dessus du siphon mériterait probablement d’être reprise également.
David, les porteurs du jour et moi ayant partagé notre enthousiasme autour d'une pinte à Hotton avons décidé de remettre ça dans les plus brefs délais.

Remerciement particulier à Oli et Didier qui ont effectué le portage retour en un temps record. Je pense qu'ils commençaient à avoir froid en m'attendant ;-)


Info du fond de mon ami Michel qui, quant à lui plongeait à Eprave ce samedi
"Bonne petite plongée de remise en train avec une bistouille à 20% He : –62, arrêt sur touille.  Au retour j’ai rééquipé l’ancien parcours de la corde plus haut dans la galerie, ce qui donne une descente plus verticale sans trop râcler le fond.  Ce nouvel ordi éclairé de l’intérieur c’est génial, tu colles l’écran sur le masque et ça se lit même dans la pire touille..."

jeudi 5 mai 2011

Ca plane au Planey, bis repetita, suite et fin (quoique?)...

Revoir le Planey faisant partie des objectifs de Michel et Nico, c'est avec une équipe de 5 plongeurs, une accompagnatrice et un chien que nous nous sommes retrouvés là bas en ce mois d'Avril 2011:

Vendredi 22, 20h, il serait peut-être temps de prendre la route, la Haute-Saône n'étant pas juste la porte à côté...
Arrivée peu avant 1h dans un dortoir qui sent bon la bête mouillée et dont émergent des ronflements qui rendraient jaloux un compresseur. Ça doit être ici.
Hop au lit, les présentations ce sera pour demain, et il paraît qu'on se lève tôt...

Samedi 23, pas si tôt que ça finalement, première rencontre avec Didier, Vincent P et sa Luba, rapide et frugal petit déj' (ben merde, ils sont où les croissants?) et c'est le départ pour la source.
Sur place, nous rencontrons deux valeureux Suisses qui refuseront de profiter de la barrière ouverte et se taperont 300m à pied, en étanche (fermée), avec le bidouze sur le dos... le DIR est insensible à la douleur.

Didier au retour

Première mise à l'eau de la journée pour moi et Didier, nous croiseront les Suisses sur le retour, dans une eau cristalline. Je prend contact avec les lieux, oublie de suivre le fil et me retrouve dans un cul de sac, demi-tour. Mais je ne retrouve pas Didier, ce dernier étant probablement descendu dans la trémie à 150 mètres de l'entrée. Je le rejoins à son retour en haut du puits qui ouvre le passage vers la suite.

De son côté, Michel se prépare pour une séance topo et revoir le terminus atteint la veille, à -45m.
A son retour, il nous confirmera que, visiblement, "ça s'arrête là".
Le courant viendrait d'une série de micro-étroitures impénétrable...

Vincent et son harnais "polonais"

Nico et Vincent iront simplement se balader, Vincent essayant une configuration à la "polonaise", un rien complexe à régler, mais le constat post-plouf est plutôt engageant, Vincent décide d'approfondir la question au plus vite.

Après un casse-croûte agrémenté de la douce musique du gonflage et de l'arrivée d'un autre groupe de Suisses dont l'un d'eux passera 2h à vérifier méthodiquement son recycleur, check-list à la main...
Je me remèt à l'eau avec Nico, mon objectif est de retourner voir la lucarne à -20m au fond et Nico revoit quelques diaclases touilleuse pas loin de l'entrée ce qui limitera quelques peu la plongée de notre collègue Suisse, visiblement effrayé par la touille...

Vu les maigres résultats d'explo de la journée, la décision est prise à l'unanimité d'aller faire une visite au Frais Puits le lendemain.

Dimanche 24, départ pour un vrai petit déj dans un troquet de Saint-Loup sur Semouse puis en route vers le Frais-Puits où nous avons rendez-vous avec Robert Lavoignat et Bruno.
Quelques recherches seront nécessaires pour accéder au trou, quelques centaines de mètres "en prairie" et en bagnole nous permettent de nous approcher à une cinquantaine de mètres de la mise à l'eau.
Comme nous le supposions, le niveau est particulièrement bas, et la pente de sable menant à l'eau est plutôt raide... La descente est facile, voire même agréable, mais la remontée s'avère délicate... Ça va être rude à la sortie de l'eau.
La vasque du Frais-Puits

Je m'empresse de m'équiper pour être sûr d'avoir une visi parfaite (et également s'assurer que les autres n'en profitent pas, hi hi) et m'en vais pour une longue balade de quelques 500 mètres dans l'amont secondaire. J'en ressort plus que conquis, émerveillé par la morphologie des galeries et surtout par la beauté du puits rencontré à 450 mètres. Je suis un rien (beaucoup) humidifié suite à un trou dans un manchon de ma combi (j’apprendrai le soir même à réparer ça avec des rustines de vélo...)

Robert et Bruno s'immergent après moi mais feront assez vite demi-tour, la visibilité s'étant apparemment fort dégradée... Ooops... Idem pour Didier qui partira d'abord vers l'amont, puis ira faire un tour dans l'aval pour cause de visibilité réduite.
Michel, quant à lui, partira d'office vers l'aval avec comme objectif une petite visite de l'amont principal.
A mon retour, c'est Nico, vraisemblablement inquiété par la durée de ma plongée qui s'immerge dés le calme revenu. Ce dernier s'étant mis en pré-alerte, j’équipais lors de ma sortie pour aller voir où traînait l'abominable faiseur de touille que je suis.
Il ira lui aussi jeter un œil dans l'amont et confirmera que le puits à 400 mètres est tout simplement magnifique et vaudrait bien la peine d'y retourner avec un peu de matos photo.
Vincent partira juste après, pour aller faire un tour dans l'aval qui, lui aussi vaut le coup d’œil.

Au fond du Planey

Lundi 25, toujours à l'aube, on remet le coup du petit-déj au troquet du coin puis départ pour le Planey et une dernière plongée pour Didier, Nico et moi même. Michel a décidé de se reposer et nos tourtereaux préférant s'adonner à la visite des lieux de cultes locaux :-)
Nico retourne fouiller la trémie terminale et revoir le point bas pour confirmer la queute.
Didier descendra visiter la grande galerie à -35 tandis que je m'essaie au franchissement d'étroitures en "side-mount" pour descendre à 30 mètres.

Un très chouette week-end que nous aurions bien prolongé un peu.

Minivince


Plongeurs : Michel P., Vincent P., Minivince, DHA, Nico, Robert L. et Bruno  
Soutien en surface : Luba et Belle