vendredi 18 novembre 2011

Jalleu et ça repart!

Encore une fois, les aléas des agendas et de la météo nous ont empêché de retourner plutôt à Jalleu.
C'est donc seulement en ce début d'hiver que nous avons pu y aller.
Cette fois, Roger C et Didier H nous accompagnent pour nous filer un coup de main.
Cette virée, on en a bien discuté avec Michel. Il y a de la topo à faire, une pointe aussi, ce serait mieux à deux.
J'appréhende beaucoup, j'ai peur de retourner là au bout mais on y va!


comité d'acceuil

11 novembre :

Nous nous retrouvons tous les quatre au bord de la vasque en compagnie d'un petit troupeau de vaches bien sympathiques et des "inconvénients" qui les accompagnent.
Nous nous mettons promptement au travail pour sortir et préparer le matériel tout en ne manquant pas de nous en mettre "plein les bottes" de ces "inconvénients". On s'en fout, ça nous portera chance pour la suite !

Roger ne souhaite pas plonger mais nous aide très efficacement en surface.
Didier plonge en premier pour équiper l'entrée et désober un laminoir qui n'a, visiblement, pas dû recevoir de visite récente. La corde s'avère trop courte de quelques mètres.
Je le suis dans la foulée pour déposer une B20 et un scoot au delà de ce laminoir en prévision du portage du lendemain.
J'en profite pour peaufiner la désob et découvre un "bout de ferraille" intéressant...
Cette plongée ne m'a pas mis à l'aise, je trouve que ça touille trop et émets des craintes pour la suite des opérations...
Mais Michel ne le vois pas ainsi et me répondra par un "la visi, je la trouve très correcte"... Bon d'accord, c'était sûrement mes lampes qui déconnaient alors.
Michel se contentera de prolonger la corde et de se promener un peu.
La journée se terminera tard et nous rejoindrons le gîte par la porte de secours suite à un petit "écart" dans notre organisation infaillible...



séance gonflage au gîte

12 novembre :
Après un copieux petit déjeûner et une longue séance de gonflage de bouteilles, on se met en route.
Michel part avec une B20 et l'Apollo vers le S4, l'idée étant de vérifier son autonomie en gaz jusque là pour limiter les portages. Il en profite pour rééquiper le passage entre S1 et S3 sur le fond pour gagner du temps.
Didier et Roger s'entraident pour les portages de quelques B20 au delà du laminoir , tandis que je file en déposer une à 300 mètres avec le scoot.
Après avoir franchi les difficultés du S1, me retrouvant un peu narcosé au point bas à -40 , je commence à me sentir bien, il en sera ainsi pour la suite du séjour.

Au retour, je croise Michel dans le laminoir, il se demande se que je fout là avec mon scoot qui me pousse vers le bas, plein gaz, encore une fois la gachette cassée...
Un bon bricolage au coin du feu s'imposera pour le lendemain.

Didier au départ d'un portage

13 novembre :
Et nous voici dimanche, jour de pointe, et c'est à plus de 1000 mètres de l'entrée que la Messe sera dite aujourd'hui!
Le moral est bon, l'esprit de l'équipe y est pour beaucoup!

Pendant la pointe, Roger compte se tester au "side mount", bien équipé d'un harnais mexicain à la "Santi" et de 2 S80, cette plongée va le convaincre! Maintenant il faut s'entraîner.
Toujours durant cette pointe, Didier file pour jeter un coup d'oeil en humide dans un truc étroit un peu plus au Nord, ça semble bien parti aussi de ce coté!

Michel a pour objectifs de terminer la topo du S4 et explorer la branche exondée post S5 qu'il a aperçue lors de l'été 2010. Il ne prévoit pas de
gaz pour une pointe, j'ai comme l'impression qu'il veut un peu me "botter le cul".
Pour ma part, ce sera la topo du S5 et du bout de rivière qui s'ensuit pour ensuite faire une petite pointe dans le S6 s'il me reste du gaz dans les
bouteilles, ce que j'ai prévu.

C'est la première fois que je franchis le S4 et je prend le temps de me régaler de l'ambiance de la rivière du Beau Rire avant de torcher la topo du S5 et de la rivière avant le S6. Ce bout de rivière vaut le coup d'oeil, je m'y sens chez moi!

Ce siphon, que nous rebaptiserons S6 bis, commence par un puits allongé et pas très large surmonté d'une cloche.
A -11 mètres s'ouvre un beau laminoir vers la droite, celui-ci n'est pas très haut et la suite ne s'arrange pas.
L'absence totale de sédiments, la roche très blanche sans oxydation et son caractère particulièrement abrasif font "tache" par rapport à ce que nous connaissons, cela deviendrait-il phréatique de ce coté?

40 mètres plus loin il y a une bifurcation, active elle aussi. Je continue et le laminoir se referme, pas plus de 20 centimètres de haut, mais l'eau y a creusé un chenal zigzaguant et pénétrable sans pour autant être confortable.
J'y déroule 100 mètres de fil, le dévidoir est vide, demi-tour en faisant la topo. Je rebobine ce fil pour jeter un coup d'oeil à la bifurcation pour m'arrêter 50 mètres plus loin, ça a la même gueule que l'autre côté. Les relevés topo révéleront que ces deux branches sont finalement parallèles.

A peine sorti de ce traquenard, je retrouve Michel qui vient d'arriver. Je n'ai pas même le temps de me déséquiper pendant qu'il entame l'explo de
l'exondé pour l'entendre crier "ça siphonne, reste équipé si t'as encore de quoi plonger..."
Mes réserves d'air son entamées, je suis aux tiers, mais j'ai consommé beaucoup pendant la topo du S5, j'y vais ! Explication de la règle des tiers à voire ICI, merci Oli ;-) 
(exemple à ne pas suivre)
Cette partie est glaiseuse comme le connu, le siphon à le même aspect et sort au bout de 23 mètres sans dépasser -2.
Après une quinzaine de mètres de rivière au plafond très bas, je découvre une belle salle avec une grande vasque limpide.
Le tour de cette vasque est vite fait, rien! J'ai dû louper un truc évident caché par l'une ou l'autre voûte mouillante ou l'une ou l'autre lame rocheuse.   


débriefing et encodage de la topo

TPST : +-4h dont 2h40 en siphon

Au retour, Michel sort ses bouteilles et son scooter, je sortirai mes B20 le lendemain lors d'une rapide plongée de déséquipement.

Pour conclure :
Le développement de Jalleu dépasse maintenant les 1200 mètres dont un peu plus de 1000 en zone noyée.
Du coté des prochains objectifs, nous sommes arrivés à un endroit ou notre chère rivière se sépare. Un S6 toujours aussi glaiseux et mystérieux et un S6bis à l’aspect jeune et agressif totalement absent de sédiment et présentant 2 branches actives...
De quoi convaincre un "vieux briscard et un jeune loup" à préparer dès à présent la prochaine virée en Haute-Saône !
Je pense que cette explo nous ressemble bien!
Rééquiper la première partie du S1 serait aussi nécessaire pour naviguer confortablement avec les scoot sans s'encastrer dès le premier plafond...

Une très chouette expé !

Nous comptons remettre ça dès que les conditions hydro le permettront au printemps 2012, avis aux amateurs pour l'aide en surface et sous l'eau.


 Roger Mirabelle :-)

dimanche 6 novembre 2011

Les copains du Fonds de Lustin

En ce samedi après midi, nous avons décidé avec Didier de revoir quelques objectifs chers aux "anciens".
Et c'est donc, sur les conseils des "Tontons", qu'il s'agissait de repérer la résurgence de Tailfer, établir un contact avec les habitants du coin pour y avoir accès et puis ensuite de filer vers la résurgence de Chauvaux pour y faire une reconnaissance en plongée.

Nous savons que cette résurgence se situe derrière une propiété privée.
L'approche de Tailfer se fait au GPS, puisque nous n'avons que les coordonnées de l'AKWA et n'avons pas l'intention de sonner à toutes les portes de la rue...
A peine arrivé, nous remarquons un couple qui travaille dans un jardin, le visage barbu de l'homme nous semble étrangement familier.
C'est Geoffrey et sa compagne, des potes de la salle d'escalade! 
Et la résurgence est juste derrière chez eux!

L'ambiance est décontract, on explique notre présence et Didier n'hésite d'ailleurs pas à se plaindre de l'absence de vestiaires chauffés et de douches au bord de notre piscine du jour.

Hop, on y va. Un crapahut zigzaguant sur quelques 70 mètres dans un conduit artificiel, ancien, parfois douteux et ébouleux, ponctué de deux puits condamnés , nous mène dans le  karst et à une belle vasque d'eau limpide.

Comme nous le savions, ce sont de gros cailloux qui nous attendent vers -2 et nous en dégageons quelques uns.
Chacun notre tour, nous travaillerons 30 minutes sous l'eau, sans résultat vraiment significatif mais en voyant ,à chaque bloc retiré, un peu plus d'espace et une eau toujours aussi claire, nous sommes motivés.
Cette eau vient elle de droite? Vient elle du bas?
Nous ne parvenons pas à nous mettre d'accord, l'endroit est confus, nous avons froid, on ressort après +-2h sous terre.

Il y a encore trop de blocs dans le chemin et nous devrons envisager une désob un peu plus sérieuse. Au vu du débit de cette résurgence en étiage, le jeu en vaut la chandelle!

A peine sorti et le matos rangé, nos hôtes nous ont ouvert leur bar, merci les gars ;-)

La prochaine fois, on va à Chauvaux, promis! 

une eau limpide et une rivière bien propre!

dimanche 30 octobre 2011

Le Chalet, c'est l'hiver...

Alors qu'une nouvelle campagne d'explo au Chalet pour "apprivoiser" ce S6 se profilais, alors que de beaux projèts d'escalades "post-siphons" s'envisageaient également, je suis retombé sur quelques photos... 
Et je suis retombé de mon nuage, aussi !! ...

De très bons souvenirs, c'est sur, et l'envie de retourner voire ce S6 est toujours là!

Voici ces photos :
 

jeudi 20 octobre 2011

L'automne à PLP...

Un an déjà que Grigri, Jack et moi avons rouvert cette résurgence et découvert cette petite grotte.
Très vite des terminus se sont imposés, quelques possibilités de désob mais impossible à réaliser seul, la topo a donc été levée avec l'aide du DistoX de Bando et la résurgence à continué à couler...

En Juillet, la motivation revient lorsque Didier Havelange accepte de m'y accompagner. Il découvre l'endroit et les projets prennent forme.
A cette occasion une cheminée est torchée et la voute mouillante de la rivière sud est examinée pour une future plongée.

Septembre, cette plongée est tentée dans le S5 de la rivière Sud, cette voute mouillante est vraiment très basse et le ramping tout équipé très rude!!
Pas possible de passer avec le bi4 au coté, j'y vais donc en mono bouteille. 

Je m'y engage tète en avant, le siphon est atteint mais le plafond est trop proche du sol et c'est dans la boue liquide que commence cette plongée...
J'abandonne, c'est trop dangereux et trop pénible, peut ètre à revoir quand il y aura un peu plus d'eau et il faudra y aller pieds en premiers...

Ensuite, Didier escalade la salle Grigri, celle ci est vite torchée et malheureusement n'apporte rien de vraiment pénétrable là au dessus. Une étroiture pourrait ètre forcée dans les concrétions, une trémie impénétrable avec courant d'air et guano de CS... Nous ne sommes pas emballé à poursuivre par ici.
Un départ vers l'aval est aperçu 2 mètres au dessus du début de l'escalade. On voit clairement qu'on est au coeur d'une faille et il faudra faire tomber quelques gros blocs avant de s'y engager en sécurité.

Octobre, on commence la virée par des relevés de température des deux rivières.

Aucune différence, la saison est mal choisie, il faudra revoir ça au coeur de l'hiver.

Didier examine un départ sous la salle Grigri dans une zone semi-siphonante, sa vue porte sur +-2m dans un poudingue friable (remplissage??) puis ça devient étroit, un peu craignos... On oublie...

On continue la ballade en trainant une bouteille et un peu de matos de varappe jusqu'au bout de la rivière Nord pour tenter de plonger la "flaque" sous la trémie (S4).
Le matos s'avère vite inutile, Didier me démontre rapidement qu'il est facile d'y descendre et d'en remonter sans rien, il y a de la place pour deux là dessous, dans l'eau. On se rend vite compte que cette eau remonte du fond ou les cailloux sont propres. On arrive même à descendre d'un mètre en retirant quelques blocs mais rien ne s'avère pénétrable, plus d'espoir de ce coté.

Un bon coup d'oeil dans la fracture au dessus de cette "flaque" nous laisse entrevoir un peu de vide, il faudra désober, à deux se sera plus facile.

Après une petite pause cigarette à la salle du Miroir, nous nous attaquons à la désob au dessus de la salle Grigri. C'est plus facile par dessous les blocs et moins risqué pour les concrétions juste à coté.
Didier s'engage dans le boyau, ça descend presque à la verticale sur 4 ou 5m puis c'est impénétrable.
 

On fera peut ètre mieux cet hiver ;-) 



  Un effort pour les photos serait bien aussi ;-)

dimanche 16 octobre 2011

Manants, mais encore?

En ce dimanche 9 Octobre, les choses se compliquent aux Manants.
Une grosse équipe inter-club est au rendez vous : Michel P., Jack L., Stéphane P., Jérome C., Alex P., Hugues C., Arnaud D., Didier H., Frank B., Mumu M. et moi.

L'équipe et les kits (photo JCL)

Il faut dire que les objectifs sont multiples aujourd'hui, de la désob, de la topo et bien sur de la plongée.
C'est tout naturellement que la descente s'organise, les uns vont par les éboulis et les autres par les puits. L'ambiance est une fois de plus géniale.

L'équipe plongée descend en dernier, à peine en bas des puits nous retrouvons Jack et Steph déjà occupés avec les relevés topos. Ils ont pour mission de préciser un bout de topo (au DistoX) entre le réseau Sandrine, le siphon de la Palme et le lieu dit de la Turbine ou Hugues et Arnaud sont déjà à l'oeuvre.

 Séance topo (photo Frank)

Pendant que les plongeurs préparent tout leur bardas et revêtent leurs combinaisons de plongée, les portages continuent vers le fond, plus que 10 mètre à descendre et c'est le siphon.

Mumu au dessus du dernier resaut (photo JCL)

Plongées :

C'est Didier qui part le premier, pour profiter de l'eau claire et relever la topographie du siphon.
1/4 d'heure plus tard, je le rejoints, il a déjà apprivoisé l'endroit et déposé ses bouteilles devant le S2.
Il a également établi un contact oral avec l'équipe désob, Arnaud et Hugues, qui s'acharne sur la "Turbine".
Je dépose mon matos et nous poursuivons enssemble la topo en post siphon, les désobeurs sont effectivement très proches, nous voyons nos lumières et tentons d'engager la conversation malgré le vacarme des cascatelles.
Les relevés s'enchainent et nous voici devant S3, siphon toujours aussi joli, clair et vierge.

Je me met à l'eau dans la foulée. Tout en progressant, j'examine les plafonds et parois, aucune bifurcations.
Le siphon est "assez" large et confortable, se dirige vers le Nord-Est, je franchi un point bas à -5m et ça remonte franchement!
Je fonce, un bon coup de pied dans le plafond me propulse vers la surface dont je n'ai pas encore aperçu le "miroir" (on plonge sans palmes).

Et puis, trop tard pour freiner, c'est le casque qui encaisse... Zut, c'est quoi ce truc? Des blocs?
Hé oui... Probablement des blocs qui bouchent le passage, mais ceux ci sont complètement colmatés dans la glaise et l'eau ne vient pas (ou plus) de là...
Je suis à -2 et passerai une quinzaine de minutes à fouiller à gauche et à droite, en haut et en bas...
Rien d'humainement pénétrable et la seule arrivée d'eau est une diaclase orientée plein Nord encombrées de lames et de blocs... Fin d'explo de ce coté... Ça queute!

TPPS +-2h


Dans le courant du mois de septembre, deux plongeurs Polonais sont décédés accidentellement en siphons dans le Lot et en Irlande, je propose de baptiser ce petit bout des Manants en leur mémoire : "Réseau des Polonais".

Encore merci à tous pour cette magnifique descente dans une ambiance du tonnerre! Je réfléchi déjà à la prochaine ;-)

TPST +- 4h30


Le siphon de la Palme (photo Frank)

dimanche 25 septembre 2011

Les Manants, ça continue!

Les vacances sont finie et ce samedi 24 Septembre, on se retouve dés l'aube (10h) avec Alex P. (RCAE), Hugues C., Arnaud D. (CRSL) et Didier H. (SSN) pour descendre une fois de plus dans les Manants, à la poursuite de la Chawresse souterraine.
L'ambiance est exellente et s'améliore encore lorsque deux de nos compagnons trouvent le moyen de se perdre dans la grotte :-)))

L'objectif du jour est de plonger le siphon aval du réseau Sandrine, tenter de jonctionner avec le siphon aval sous la Salle Sèche et surtout d'examiner cette zone ou l'on soupçonne une confluance qui repartirait vers l'Est donc vers le parcours souterrain de la Chaweresse.

Les conditions hydro sont parfaites, la jonction est donc vite établie, après quelques minutes d'attente, je fait demi tour dans une eau limpide (si si, je vous l'assure) et me rend donc compte qu'il n'y a aucune autre arrivée d'eau par ici.

Je reste un peu sur ma fin, le siphon amont est à une dizaine de mètre, allons y!

Ce siphon avait été plongé par Michel Pauwels en 2003, il avait été arrêté par les sédiments dans une pente glaiseuse et particulièrement glissante ou la perte d'une palme l'avait fait faire demi tour à regrèt.

La plongée commence par un passage un peu étroit au fond de la vasque. Ce passage décroche soudain vers le bas, il s'agit bien d'un peau talus de glaise dure mèlée de galets. A -5, c'est large! Un peu plus loin ça remonte en deux fois et au bout de 15 m, ça sort!
A ma gauche, presque à angle droit, un interstrate et la rivière, une ou deux lames gènent la progression, un ou deux coup de bouteille et ça passe à l'aise.
Quelques cascatelles me font remonter de 1,5 à 2m et une quinzaine de mètres plus loin un second siphon!
Celui ci part de nouveau à gauche, 4 à 5m de long et 2 de profondeur, j'arrive dans ce que j'identifie comme une diaclase, quinze mètre de marche à "l'égyptienne" et c'est un beau S3 limpide qui se présente maintenant!
Je n'ai plus beaucoup de fil, mais impossible de résister et c'est 5m plus loin, à -3, que je m'arrète avec une galerie de 2m de large et 1,5 de haut qui semble s'arrèter de descendre 5m plus loin...
Le trou des Manants vient de voire sont développement augmenter de 50 à 60 mètres.

Pourquoi n'ai je pas pris 100 mètres de fil d'Ariane aujourd'hui? :-)

A peine sorti de l'eau, je partage ma joie avec mes compagnons, il n'en faut pas plus pour faire des projets d'escalades, de désob et de plongées future!
J'ai l'impression que ça va beaucoup bouger ici cet hiver, rendez vous est déja pris dans 15 jours.
Quel plaisir de voire toute cette motivation de la part de ces équipiers que je remercie chaleureusement pour le coup de main!

TPST : +-4h

croquis devant ètre vérifié par la topographie

mardi 20 septembre 2011

Haaa les vacances :-)

Enfin des vacances!
C'est dans le Lot qu'on débarque avec l'ESS en ce début septembre.

Je suis en bonne compagnie : Corona qui maitrise parfaitement la cuisson du canard à toute les sauces, Baiv qui a le nez fin pour selectionner les meilleurs Crus locaux, Manu spécialiste dans le cramage de chipolatta au canard sans visibilité, Brinoz rebaptisé Caminoz suite à son "stage de spécialiation scooter", Poseidon et son Tresor, les touristes de la troupe, et enfin VKA-ca, le jeune chieur (stagiaire) de la bande.

Le compte rendu sera court : de magnifique plongées, une météo bien foutue, du Cahors et du canard à tout les repas, du Nutella surgelé au petit déjeuné, du Cabéquou pour digèrer et les figues de Suzanne pour le dessert!

Une semaine d'enfer avec des potes d'enfer bien loin des tensions de l'exploration!

La bande

 On se détend!

lundi 29 août 2011

Aiwé, aie... ouais...

Ce samedi 27 Aout 2011, nous retournons avec Didier à la résurgence du Fond des Vaux.

Je m'y attendais un peu, tout comme la résurgence de l'Isbelle la semaine dernière, l'eau est très trouble et le niveau à pris un bon mètre, la rivière coule à nouveau...

On s'en fout... Didier est motivé et j'ai envie de me changer les idées, envie de plonger dans cette soupe pendant que d'autres crachent dedans...  
Je l'accompagne donc pour le soutenir de mon mieux pour cette nouvelle pointe.

Les deux premiers siphons ne sont pas évidents et malgré la courte distance de 40 mètres pour rejoindre le S3, le temps semble long. 
J'ai suggéré au départ de prendre nos palmes puisque le trou siphonne presque tout du long... Didier palme donc devant moi, en plus de la visi presque nulle au départ, il soulève de grandes volutes d'argile liquide qui rendent le milieu opaque. Je commence a prendre mon pied!

Au S3, l'eau nous arrive aux aisselles, l'attendre sera froide et longue...
Didier file en pointe. Au moins 20 minutes après il revient et m'offre un beau cadeau, son dévidoir avec le fil qui part vers le fond, mouais, bon, je le prends surtout comme une invit à y jeter un oeil.
Il m'explique le truc, l'étroiture est franchie mais est étroite et c'est grand derrière.
Je l'écoute tout en contemplant ce foutu dévidoir... Le passage de l'étroiture avec 2 fils risque de ne pas être commode et le jour est mal choisi pour me lancer dans le tricot...
On y va, l'étroiture en est une, ça racle, mais se négocie sans devoir décrocher les bouteilles. Je la trouve fort sympatique.
Le fil quer Didier a tiré est fort bien placé et je rejoins sans difficulté le dernier amarrage qu'il a posé.

Ici, comme il a tenté de me l'expliquer la lèvre tremblante de froid (non j'ai pas froid il a dit), tout est large et pas clair. J'ai bien vite fait de repérer le courant et "tâté" quelques "ripple-mark" du bout des doigts.

Je commence à croire que Didier à loupé un truc, et bien non, je sent plus que ce que je ne vois ce qu'il m'a expliqué, je me retrouve dans une fracture verticale impénétrable, l'eau vient pourtant bien de là...
Un dernier amarrage du fil et un démêlage de plus (rarement vu un dévidoir de merde pareil) et je fais demi tour.

Au retour, j'entreprends d'examiner un autre chemin possible, avec mon dévidoir cette fois.
Cette fouille n'apportera pas grand chose de plus. Je trouverais quand même le moyen de m'emmêler quelques peut avec mon dévidoir (tout aussi mal foutu au final)

Pour conclure après tout ces "démêlés", l'explo a avancé de 15 mètres, point bas à -6 et a revoir en eau claire. On peut aussi en retirer que du matos comme les dévidoirs mérite une certaine "standardisation" au sein de l'équipe...

TPST : 1h15 dont un peu plus que la moitié dans la soupe...

jeudi 4 août 2011

Juillet 2011, pas de répis...

Le programme de Juillet est décidément bien chargé, ce sera donc un compte rendu global cette fois...

Le samedi 9 Juillet, à peine sorti de St-Anne, je retrouve Didier Havelange et une petite équipe du SpéléoLUX au bord du Trotti aux Fosses.
Les nouvelles sont bonnes cette fois, le passage siphonnant est désamorcé et l'équipe peut se lancer.
Pour ma part, c'est l'heure de la sieste, je ne les accompagnerais pas plus loin...

Voici ce que j'ai pu recueillir comme infos :

Après un crapahut pas bien compliqué, Didier profite du ponton installé par Luis pour faciliter la mise à l'eau.
Une fois immergé, il commence par sonder le fond du lac à -10, visiblement une bonne partie de l'eau vient de là en bas.
Rien de pénétrable et sans intérêt de toute façon. C'est l'aval qu'il faut explorer!


Aval dans lequel il ne lui faudra pas longtemps pour découvrir un départ dans lequel il s'engage sur une quinzaine de mètres.
Ça devient étroit, ça touille, et il va falloir chercher le chemin dans cette direction.
C'en est fini pour cette fois, les bouteilles sont trop volumineuses. Mais c'est prometteur, cet éboulis pourrait âtre la base d'une nouvelle salle !



A suivre!


Le dimanche 17 Juillet, c'est Pont-le-Prètre qui nous revoit. Didier découvre, regrette un peu sa plongée :  "un peu court et large sans compter le ménage à faire dans les racines...:o) ça s'accroche dans les lampes et ça fait un peu désordre..." :o)
La visite est rapide, Didier évalue l'escalade que j'aimerais le voir faire. Sur ce temps là, je jonctionne en "semi-plongée" la salle Grigri et la rivière Sud.
Cette jonction facilitera les portages là au bout.
Ce bout, c'est encore une fois Didier qui s'y engage de bon coeur et l'examine, trop tard pour l'arrêter...
Il part sous une voûte mouillante ou il n'y a que 5cm d'air par endroit...
Après 8 à 10 mètres de progression, il s'arrête sur un nouveau siphon, chouette!
J'attends son retour pour lui expliquer pourquoi je n'y avais pas été, la fameuse mise en charge du 6 novembre 2010 qui m'avait donné quelques sueurs froides    (voire ici)

A suivre!


Le jeudi 21 Juillet, c'est la Résurgence de l'Isbelle cette fois. Les explos dans la Grotte de l'Isbelle (SCB) nous poussent à profiter du niveau d'eau extrêmement bas pour revoir le S3.
C'était sans compter sur les centaines de poissons morts aussi bien dans les siphons que dans la rivière... Dés la mise à l'eau, la nausée me gagne. De plus, ayant eu la grande idée de partir avec 4 bouteilles, c'est presqu'en force que je sors du S1.
L'atmosphère est putride, l'odeur de poisson pourri est insupportable mais on s'habitue doucement... La vue des innombrables cadavres me soulève malgré tout le coeur à plusieurs reprises lors de notre progression vers le fond.

Le niveau est suffisament bas pour nous permettre une progression lente ou nous n'avons pas toujours pied mais la tète hors de l'eau. Cette longue galerie rectiligne de +-150m et d'à peine 50cm de large est entrecoupée d'un passage en voute "très" mouillante et se termine pas quelques dizaine de mètre plus large mais avec un net abaissement de plafond pour aboutir au S2.
Ce siphon doit faire une vingtaine de mètres pour une profondeur n'excédant pas les 2 mètres. On en sort en passant entres quelques blocs pour aboutir dans un bout de galerie à 90° de l'axe prnicipal.

Une dizaine de mètre plus loin, la salle "Belle de jour" ne soulève que très peu d'émoi... Une pente glaiseuse et quelques concrétions à 5 à 6 mètres de hauteur...

Le départ de S3 est vaste et semble reprendre la direction de départ, Didier est prêt et je lui propose la première. Il remonte quelques minutes après, c'est ensablé à -4, passage de 10cm de hauteur tout au plus... Je n'y crois pas et j'y vais à tâtons dans la touille, en fouillant et refouillant, mes pieds finissent par battre dans le vide. Je n'y vois rien mais j'en suis sur, il y a une suite !
On reverra ça, quitte à vider le gravier du siphon à l'aide de seaux, quitte à vider une bombe d'Air-Wick pour aérer (Didier, tu vois avec madame ? ;-) )

A suivre!


Le vendredi 22 Juillet, le bivouac et le barbecue bien arrosé de la veille (ou comment se débarrasser d'une foutue odeur de poiscaille), nous font démarrer la journée de manière fort relax. On se décide quand même à gonfler les bouteilles.
L'objectif du jour est Hèrwagne... L'eau y est plutôt trouble... Ça ne touille pas mais c'est très laiteux...
Tout au plus 50cm de visi, ce n'est pas le top.


On se replie sur Marche et le Fond des Vaux. Le Sourd d'Aiwé, cette fois nous plongerons à deux, et j'accompagne Didier devant le S3. Il me suggère d'y aller mais c'est son explo, je jetterais un oeil après.
Nous nous retrouvons au départ du S3. Didier démarre avec un dévidoir défaillant, la manivelle est cassée... Il y va quand même... Ça ne rate pas, il s'emmêle dans le fil et me rejoint. J'insiste pour aller chercher un autre dévidoir mais la rage de l'explo brille dans le regard de Didier et il y retourne. Après une dizaine de mètre, il refait des "noeuds" dans une galerie confortable après avoir franchi un passage étroit entre quelques blocs... Ça continue derrière, le bouchon de glaise à sauté...

A suivre!

Le samedi 30 juillet, c'est Les Manants et le Siphon de la Cascade. C'est une équipe redoutable d'efficacité qui accepte de m'accompagner au fond des Manants : A.Doemen, J.Dehan, M.Duroisin, B.Grignard, V.Detraux et O.Stassart.

Dés la mise à l'eau, j'ai l'impression de descendre dans du "large"... Cette illusion disparaît rapidement.
L'eau arrive par une fissure horizontale qui s'avère impénétrable.
Pour l'équipe qui m'accompagne, je décide néanmoins de retenter le coup sans palmes, les pieds devants.
L'étroiture est très sévère mais j'y arrive.
Au delà, ça s’élargit progressivement et je me retourne pour enfin y voire quelques chose.
Surprise! Je découvre une palme, heureusement sans personne au bout. (j'apprendrais plus tard que Michel Pauwels l'avait perdue dans un autre siphon amont du même trou)
Les "objets insolites" qui traînent dans le fond de la Chaweresse sont les témoins des efforts de nos anciens pour en savoir plus sur ce réseau complexe!
Quelques mètres plus loin (à 22 mètres du début du siphon), j'émerge dans une cloche sans issues, la suite est perdue pour cette fois, trop de touille.
J'amarre le fil et m'en vais retrouver mes compagnons.

Le retour n'est pas des plus plaisant, le fil s'est coincé dans la fissure et je ne retrouve plus la sortie...
La tension monte et je tente à tout pris de franchir un passage trop étroit, les arrachages de masque ne sont pas agréable et à la deuxième "douche froide" je reprend mon calme, il y a la cloche derrière si nécessaire...
4 à 5 minutes de "zen-attitude" seront indispensable pour sortir de ce piège et retrouver mes compagnons...

Les prochaines plongées s’effectueront sous le réseau Sandrine.


A suivre! 



Août et septembre s'annoncent sur le rythme des vacances, tant mieux.


Résurgence de l'Isbelle
Mise à l'eau dans le S1 avec un niveau particulièrement bas et une visi exeptionelle.



samedi 16 juillet 2011

Le Pêcheur et les Manants

Samedi 2 Juillet, retour au siphon de St-Anne.
C'est Albert Briffoz, du CRSOA , qui mène la danse aujourd'hui. Steph et Chris du C7 ont accepté d'aider pour le portage du matos. (cr de Steph sur le Spéléoblog)

Dans les années 90, alors que le siphon est particulièrement ensablé et impénétrable malgré moultes essais par les plongeurs actifs à l'époque, Albert s'adonna à quelques expériences...
Celles ci s'effectuèrent au départ du siphon aval du Trou des Manants.
Outres les traçages, il effectua quelques tests de transport de matériaux neutres dans l 'eau. Ceux ci ne donnèrent rien, aucun de ces objets ne réaparru à St-Anne.
D'autres expérience eurent lieu, dont l’immersion d'un "mini sous-marin" bricolé à partir d'un jouet et muni d'une bobine de fil de pèche...

Ce fil de pèche fut donc l'objet de sa confusion et de quelques tracas pour ma part lors d'une certaine "Pêche au gros".
C'est l'occasion d'une belle rencontre avec un "ancien" . Il ne m'en faut pas plus pour lui suggérer de venir m'aider et de lui signaler que son expérience à réussi!

Pendant que Steph et Chris profitent de la ballade pour découvrir cette grotte qu'ils ne connaissent pas, Albert m'aide à péparer la pose d'un nouveau fil d'Ariane et m'assiste avant la plongée.

Une fois dans l'eau, je soigne la mise en place de ma ligne de vie, celle ci servira pour la topo. Une fois parvenu dans la première cloche, un examen de la cheminée entrevue par mes prédécesseurs ferment toutes possibilités d'explo de ce coté.
A peine le masque dans l'eau, je tombe sur une maquelotte de fil de pèche et ne peut m'empècher de me dire qu'Albert vient de franchir le siphon!
Le temps de rassembler et d'emballer soigneusement tout ça dans ma combi et je continue prudemment vers la suite. Les plombs et piquets emportés pour amarrer la nouvelle ligne de vie sont fort utiles, les aspérités en plafonds étant rares, que du sable sur le fond, mauvais signe...

Une lame de plafond réduit un peu le passage (une étroiture large) et la pente s'accentue.
-10, maintenant je suis en contact avec le plafond et le sable du fond. 2 ou 3 mètres plus loin, j’aperçois une nouvelle étroiture nettement moins engageante.
C'est le terminus de l'autre fois, et ce n'est pas le terminus de Tilman en 1959... C'est celui du GAS en 1972.
Ici il y a beaucoup de fil, je ne bougerais plus pendant 25 minutes... le moindre mouvement fait dévaller sable et touille vers le bas, le "nettoyage" est délicat. Une fois terminé, j'hésite, j'essaye d'avancer un peu, mais le sable de la pente me suit... Pas question de prendre le risque d'ètre entèrré/noyé/ensablé vivant, donc une fois la ligne de vie fixée sur le fond à l'aide de plomb, je me casse.



Dimanche 3 Juillet, c'est une simple visite au Trou des Manant avec un autre "ancien" qui m'attend.
Jean Dehan compte bien m'expliquer quelque détails hydrologiques concernant l'endroit. Ceux ci me laisserons perplexe et demandent effectivement investigations.
Nous sommes tout juste à l'amont de St-Anne, nous retrouvons le même collecteur mais également d'autres écoulements provenant probablement de l'anticlinal voisin.
La sortie n'est qu'un repérage pour de futures plongées.
A mon grand plaisir, les jeunes du CRSL, Arnaud, Hugues et Anthony sont de la partie, Didier (SSN) nous accompagne également. Tous motivés pour la suite puisqu'il serait également question d'autres chantiers que les plongées.

En ces périodes de vacances, une petite immersion dans l'amont du collecteur, aux Manant, le tout suivi d'un bbq, me semble sympa. Nous verrons ça d'ici peu.

En attendant, je m'impose un peu de repos.

mardi 21 juin 2011

Fond des Vaulx

C'était une équipe bien fournie ce dimanche 19 Juin 2011 pour poursuivre les plongées au Trotti aux Fosses.
Un plongeur, un caméraman, un photographe, un pompier, un guide et un porteur...
Didier Havelange (SSN) en tant que plongeur, Luis, François, Bertrand, Damien (SpeleoLUX) et moi même.

Les conditions hydrologiques sont excellentes depuis bon nombres de semaines mais le doute s’est installé avec l’arrivée du mauvais temps ces derniers jours. Malgré les fortes pluies de la nuit dernière, nous y croyons tous et descendons tout le matos dans le Trotti.
Dans le passage siphonnant, l’eau est fort haute, le passage en apnée serait dur, voire dangereux... Certains hésitent et les autres pas! On remonte!

L’équipe prend à peine pied au bord du gouffre que nous soudoyons notre plongeur de jeter un œil au Sourd d'Aiwé, la résurgence intermédiaire, histoire que nous n’ayons pas porté tout ce bazar pour rien. Il n'est pas nécessaire d'insister beaucoup!

On y va, Didier commence à s’équiper mais Damien, distrait, a oublié un kit en chemin. Un brin de causette plus tard et notre plongeur s’immerge enfin sous l’objectif attentif de la caméra de Bertrand.
Quelques 20 minutes passent et Didier ressort. L’un de ses détendeurs a commencé à déconner et il a du faire demi tour après avoir déroulé une soixantaine de mètres de fil et ça continuait devant!
Sa description et celle de Michel Pauwels qui y a plongé dans les années 1990 (arrêt sur 3ème siphon fortement colmaté) correspondent mais contredisent le croquis de Maurice Tonglet qui y a plongé en 1964.
Quelques relevés topo feront donc partie des prochaines plongées.

Affaire à suivre.

lundi 20 juin 2011

A132, slijk duiken...

(Vertaling door Annette hieronder)

Dimanche 12 Juin, cette fois, c'est avec Avalon que je pars à la recherche de la Lembrée sous-terraine. Un travail de Titan qu'ils mènent depuis plusieurs années.
Paul De Bie et Raf van Stayen m'accompagnent pour cette plongée.

Haaa la Grotte des Illusions... Paul hésite à l’appeler Grotte des Désillusions, mais je préfère Grotte des Ablutions...

Pour une fois, je me permets, les Avaloner’s ont fait les "cochons", ils ont bouché le siphon!!!
Une partie des gravats provenant de la désob pour arriver à ce regard sur la rivière encombrent bel et bien le siphon amont.

Qu’à cela ne tienne, Paul et moi attaquons par là, on va dégager un peu ces cailloux. Une demi heure plus tard, nous nous rendons compte qu’on va y passer la journée et je coupe cour en signalant que l’aval me semble particulièrement large.


On descend donc les bouteilles et c’est Raf qui prend le relais pour m’assister pour la plongée.

Je commence par l’amont, tète première, avec une bonne lampe à main et en mono bouteille pour tenter d’établir la potentialité de la chose. Après avoir retiré mon casque, pour me pousser un peu plus bas dans la diaclase, il me semble apercevoir un talus de glaise qui remonte. 5 centimètres de plus et je me retrouverais coincé, je sors.

Pour l’aval, je m’équipe complètement. Cela s’avère moins large que prévu... Quelques allers et venues en me tortillant dans la glaise et les sédiments du fond auront vite fait de tailler le sillon juste nécessaire à mon passage vers la suite. Très vite, mes pieds clapotent en surface de l’autre coté... Bingo!

Héé non, j’aboutis dans une cloche basse de plafond qui communique d’ailleur avec le départ par une fissure suffisamment large pour échanger quelques infos mais aussi un peu de matériel.

J’amarre rapidement mon fil pour qu’il ne se coince pas dans une fissure et je repars vers la suite.
Ca descend, assez franchement, le profondimètre affichera –2, donc –3 ou un peu plus pour le bout de mes orteils, les palmes étant restées en surface.
Ca lamine, ca coince, et ne nouveau une fissure verticale... Ca coince bien, mes pieds ne rencontrent que du vide mais mon bassin et mes bouteilles refusent rapidement d’aller plus loin... 8 mètres de fil déroulé.
Je remonte, réessaye, fouille, trifouille et fait plein de touille, c’est bien dans le prolongement de la diaclase que l’eau fout le camp, pfff... Un peu d’acharnement, mais rien dans les plafonds non plus...


Retour et débriefing auprès de mes compagnons frigorifiés... On remonte....
Non, je préfère profiter un peu de l’occasion pour m’acharner sur l’amont puisque l’aval ne veut pas m’Avaloniser.

C’est reparti pour la désob, avec casque, sans casque, sans harnais, ... Non, je n’ai pas enlevé la combi, par contre j’ai trouvé que le cul des bouteilles étaient très efficace pour casser quelques lames gênantes.
Tout ça pour descendre 30 centimètres plus bas, me rendre compte que le talus de glaise était surtout une Illusion, et  n’apercevoir aucune suite pénétrable...

Que des portes fermées cette fois, mais c’est ça aussi l’Explo!
Je ressors de l’A132, forcément déçu, comme Paul, mais content quand même car j’ai fait une chouette plongée avec des compagnons dévoués et tout aussi motivés que moi!


Merci à Annette VanHoutte pour la traduction que voici :

Vandaag ga ik samen met SC Avalon verder op onderzoek naar de ondergrondse Lembrée. Een titanenwerk waar ze al ettelijke jaren aan hebben gespendeerd.
Paul De Bie en Raf van Staeyen assisteren me bij deze duik.

Ha! De Grotte des Illusions… Paul twijfelt om de naam te veranderen in Grotte des Désillusions, maar ik verkies Grotte des Ablutions (rituele wassing)…

Voor een keer durf ik de Avalonners te bekritiseren: ze zijn superslordig te werk gegaan en hebben de sifon verstopt!!!
Tijdens de desobstructie die de doorgang naar de rivier opleverde, viel een deel van het puin de put in en dat verspert nu de sifon stroomopwaarts.

Dat geeft niet! Samen met Paul beginnen we de stenen te ruimen, maar een halfuur later zien we in dat het karwei een hele dag in beslag riskeert te nemen. Ik geef aan dat het genoeg geweest is en dat de sifon stroomafwaarts er mijns inziens veel breder uitziet.

De flessen worden in de put omlaag gelaten en Raf neemt de plaats in van Paul om me te assisteren.

Eerst waag ik toch een poging stroomopwaarts. Met een goede lamp in de hand en geëquipeerd met een enkele fles, duik ik met het hoofd eerst om de mogelijkheden te kunnen onderzoeken. Ik moet mijn helm afzetten om iets verder de diaklaas in te raken en zie precies een omhooglopende kleihelling. Nog 5 cm meer en ik zit vast, dus kom ik er terug uit.

Voor de duik stroomafwaarts equipeer ik me volledig. Al snel blijkt het veel minder breed dan ingeschat… Door een beetje voor- en achterwaarts te kronkelen in de klei en de sedimenten op de bodem, slaag ik erin een gleuf te graven. Die is net groot genoeg om mij toe te laten verder te gaan en al snel voel ik mijn voeten aan de oppervlakte klotsen. Bingo, ik ben erdoor!

Maar nee! Ik ben in een lage klok beland die langs een nauwe spleet verbindt met de basis van de put. Doorheen de spleet kunnen we informatie uitwisselen en zelfs wat materiaal doorgeven.

Ik maak mijn duiklijn vast opdat die niet zou komen vast te zitten in een barst en ga verder. Het daalt duidelijk en de dieptemeter zal -2 aangeven. Dus -3 m ter hoogte van mijn tenen daar ik de zwemvliezen aan de oppervlakte heb achtergelaten.

Het schuurt, het klemt en weeral een verticale spleet. Het is echt smal, met mijn voeten voel ik geen bodem maar mijn bekken en de flessen raken niet verder…
Ik ga even terug en waag een volgende poging. Ik wroet, woel en roer alles om. De omgewoelde klei vertroebelt het water dat duidelijk haar weg vervolgt doorheen de diaklaas, pffft… Nog een beetje hardnekkig verder zoeken, maar in de plafond vind ik ook geen doorgang…

Terug dan maar naar mijn bevroren assistenten om verslag uit te brengen … We gaan naar buiten…
Of toch niet! Vermits de sifon mij de doorgang weigerde en ik hier toch ben wil ik die stroomopwaarts toch nog grondig onderzoeken.
Wederom het puin ruimen onder water. Met helm, zonder helm, zonder harnas… Mijn pak heb ik toch maar niet uitgedaan. De achterkant van de flessen blijkt zeer handig om enkele vervelende rotsmessen weg te meppen.
Al dat gedoe om enkele luttele 30 cm lager te raken en tot de conclusie te komen dat de kleihelling die ik gezien had maar een illusie was en dat er geen verder doordringbaar vervolg is…

Jammer, deze keer stond ik enkel voor gesloten deuren, maar dat hoort nu eenmaal ook bij exploratie!
Even teleurgesteld als Paul kom ik terug uit de A 132. Toch ben ik blij omdat het een leuke duikervaring was en ik werd bijgestaan door toegewijde kameraden die even gemotiveerd waren als ikzelf!

mardi 14 juin 2011

St -Anne : pêche au gros!

Samedi 11 Juin, le "gros poisson", c'est le plongeur cette fois, foutu fil de vie!

Jack a planté le décor sur le Speleoblog.

Je n’ai pu faire plus que de voir le terminus de loin (2 mètres devant moi), à ma grande déception... Un dévidoir bien enrayé et quelques démêlés avec du fil de pèche (oui oui, je vous le jure) m’ont contraint à un retour rapide et le plus calmement possible... J'ai donc revu ce que Tilman avait vu et dessiné en 1959...
Ce n’est que partie remise puisque je n’ai pas pu me rendre compte physiquement de l’étroitesse de ce que je pense être un fond de siphon. 
Mais il faudra que j’y consacre un moment pour nettoyer les fils d’Ariane placés par mes prédécesseurs, fils partiellement arrachés et baladeurs.  Ceux ci sont particulièrement dangereux et ne permettent pas une plongée sereine pour revoir le fond en toute sécurité.


Remarquons que ce siphon n’est nullement ensablé contrairement à ce que nous pensions. Il se développe sur une quarantaine de mètres, pas en ligne droite, et doit faire 11 mètre de profondeur au bout de mes orteils.
La suite aperçue de loin semble remonter. A quelle distance suis-je des Manants? Les données sont fort imprécises à ce sujet....

Cette grotte école qu'est St-Anne m’a semblé cette fois bien moins anodine que lors de quelques guidages et même que lors de ma première sortie sous terre il y a quelques années.

Ce ne fut pas une plongée d’anthologie, mais j’ai l’intention de revoir ce point bas  plus sérieusement après avoir fait le ménage dans le fil. N'ayant encore rien trouvé de vraiment étroit, c'est St-Anne, je souhaite tâter de plus près ce terminus, qui sait?
On va remettre ça dés le début Juillet et les aides sont bienvenues si vous souhaitez faire une ballade tranquille avec un kit au dos!

Toutes informations concernant les plongées effectuées après celle de 1959 nous intéressent.

Un petit diaporama fort bien fait par Jack ici

Tant qu'à faire, Jack à filmé ma sortie de l'eau :


lundi 16 mai 2011

Grotte de l'Isbelle, ça plonge à nouveau!

Un an et demi a passé depuis ma première tentative dans ce siphon aval.
Les difficultés pour accorder nos agendas respectifs et les autres objectifs en cours m'ont obligé trop longtemps à reporter une nouvelle plongée malgré l'insistance des explorateurs de la grotte.

Nous y sommes quand même parvenus ce samedi 14 Mai 2011.
David G (SCB), Didier H et Olivier B (SSN) m’assisteront pour le portage et les préparatifs de la plongée.

Je crains d'avoir un peu perdu mes repères dans ce siphon ou l'on n'y voit rien. 
M'étant arrêté la dernière fois dans une série d'étroitures "accrocheuses" partant probablement dans une diaclase, j'ai fait le choix de plonger sans palmes.
Le fil est à peine rabouté au début des étroitures que je m'y laisse glisser naturellement, la mémoire du corps est étonnante, mètre par mètre je reconnais ces passages au toucher.
Puis, plus rien, du vide sous mes pieds. Pas moyen de toucher la paroi opposée ni le plafond.
Le fond est très pentu et je me laisse couler lentement. Vers -15, j'arrive à sentir une seconde paroi du bout des pieds, ça me rassure.
Sans palmes et sans flottabilité, je ne ressens pas le courant (bien faible aujourd'hui) et, bien que persuadé que c'est par là, je renonce temporairement pour des questions de sécurité, mes réserves d'air étant également limitées.

De retour vers la sortie des étroitures, je prends conscience du grand volume d'eau claire au dessus de moi. La pente est raide et je m'accroche comme je peux pour remonter... à la surface!
Une possibilité de prendre pied derrière moi dans un début de galerie aveugle, deux départs en diaclase fort étroits à gauche et à droite et un beau lac d'une quinzaine de mètres devant moi, galerie inondée qui ressemble étrangement à ce qu'on voit en amont du siphon que je viens de franchir. Le bout de cette galerie plonge quasiment à la verticale, très certainement vers le troisième siphon.
Une différence de taille concernant ce bout de galerie, les concrétions sont blanche et pas couvertes de boue contrairement à l'amont de la rivière...
Ayant oublié ma boussole en amont, les relevés de direction seront pour la prochaine fois, pas de crobard non plus. La topo sera très difficile vu les conditions de plongée.

Pour conclure, les portes restent grandes ouvertes vers la suite. J'espère juste ne pas devoir envisager trop vite la combi étanche et le matériel lourd.
La désob entamée au dessus du siphon mériterait probablement d’être reprise également.
David, les porteurs du jour et moi ayant partagé notre enthousiasme autour d'une pinte à Hotton avons décidé de remettre ça dans les plus brefs délais.

Remerciement particulier à Oli et Didier qui ont effectué le portage retour en un temps record. Je pense qu'ils commençaient à avoir froid en m'attendant ;-)


Info du fond de mon ami Michel qui, quant à lui plongeait à Eprave ce samedi
"Bonne petite plongée de remise en train avec une bistouille à 20% He : –62, arrêt sur touille.  Au retour j’ai rééquipé l’ancien parcours de la corde plus haut dans la galerie, ce qui donne une descente plus verticale sans trop râcler le fond.  Ce nouvel ordi éclairé de l’intérieur c’est génial, tu colles l’écran sur le masque et ça se lit même dans la pire touille..."

jeudi 5 mai 2011

Ca plane au Planey, bis repetita, suite et fin (quoique?)...

Revoir le Planey faisant partie des objectifs de Michel et Nico, c'est avec une équipe de 5 plongeurs, une accompagnatrice et un chien que nous nous sommes retrouvés là bas en ce mois d'Avril 2011:

Vendredi 22, 20h, il serait peut-être temps de prendre la route, la Haute-Saône n'étant pas juste la porte à côté...
Arrivée peu avant 1h dans un dortoir qui sent bon la bête mouillée et dont émergent des ronflements qui rendraient jaloux un compresseur. Ça doit être ici.
Hop au lit, les présentations ce sera pour demain, et il paraît qu'on se lève tôt...

Samedi 23, pas si tôt que ça finalement, première rencontre avec Didier, Vincent P et sa Luba, rapide et frugal petit déj' (ben merde, ils sont où les croissants?) et c'est le départ pour la source.
Sur place, nous rencontrons deux valeureux Suisses qui refuseront de profiter de la barrière ouverte et se taperont 300m à pied, en étanche (fermée), avec le bidouze sur le dos... le DIR est insensible à la douleur.

Didier au retour

Première mise à l'eau de la journée pour moi et Didier, nous croiseront les Suisses sur le retour, dans une eau cristalline. Je prend contact avec les lieux, oublie de suivre le fil et me retrouve dans un cul de sac, demi-tour. Mais je ne retrouve pas Didier, ce dernier étant probablement descendu dans la trémie à 150 mètres de l'entrée. Je le rejoins à son retour en haut du puits qui ouvre le passage vers la suite.

De son côté, Michel se prépare pour une séance topo et revoir le terminus atteint la veille, à -45m.
A son retour, il nous confirmera que, visiblement, "ça s'arrête là".
Le courant viendrait d'une série de micro-étroitures impénétrable...

Vincent et son harnais "polonais"

Nico et Vincent iront simplement se balader, Vincent essayant une configuration à la "polonaise", un rien complexe à régler, mais le constat post-plouf est plutôt engageant, Vincent décide d'approfondir la question au plus vite.

Après un casse-croûte agrémenté de la douce musique du gonflage et de l'arrivée d'un autre groupe de Suisses dont l'un d'eux passera 2h à vérifier méthodiquement son recycleur, check-list à la main...
Je me remèt à l'eau avec Nico, mon objectif est de retourner voir la lucarne à -20m au fond et Nico revoit quelques diaclases touilleuse pas loin de l'entrée ce qui limitera quelques peu la plongée de notre collègue Suisse, visiblement effrayé par la touille...

Vu les maigres résultats d'explo de la journée, la décision est prise à l'unanimité d'aller faire une visite au Frais Puits le lendemain.

Dimanche 24, départ pour un vrai petit déj dans un troquet de Saint-Loup sur Semouse puis en route vers le Frais-Puits où nous avons rendez-vous avec Robert Lavoignat et Bruno.
Quelques recherches seront nécessaires pour accéder au trou, quelques centaines de mètres "en prairie" et en bagnole nous permettent de nous approcher à une cinquantaine de mètres de la mise à l'eau.
Comme nous le supposions, le niveau est particulièrement bas, et la pente de sable menant à l'eau est plutôt raide... La descente est facile, voire même agréable, mais la remontée s'avère délicate... Ça va être rude à la sortie de l'eau.
La vasque du Frais-Puits

Je m'empresse de m'équiper pour être sûr d'avoir une visi parfaite (et également s'assurer que les autres n'en profitent pas, hi hi) et m'en vais pour une longue balade de quelques 500 mètres dans l'amont secondaire. J'en ressort plus que conquis, émerveillé par la morphologie des galeries et surtout par la beauté du puits rencontré à 450 mètres. Je suis un rien (beaucoup) humidifié suite à un trou dans un manchon de ma combi (j’apprendrai le soir même à réparer ça avec des rustines de vélo...)

Robert et Bruno s'immergent après moi mais feront assez vite demi-tour, la visibilité s'étant apparemment fort dégradée... Ooops... Idem pour Didier qui partira d'abord vers l'amont, puis ira faire un tour dans l'aval pour cause de visibilité réduite.
Michel, quant à lui, partira d'office vers l'aval avec comme objectif une petite visite de l'amont principal.
A mon retour, c'est Nico, vraisemblablement inquiété par la durée de ma plongée qui s'immerge dés le calme revenu. Ce dernier s'étant mis en pré-alerte, j’équipais lors de ma sortie pour aller voir où traînait l'abominable faiseur de touille que je suis.
Il ira lui aussi jeter un œil dans l'amont et confirmera que le puits à 400 mètres est tout simplement magnifique et vaudrait bien la peine d'y retourner avec un peu de matos photo.
Vincent partira juste après, pour aller faire un tour dans l'aval qui, lui aussi vaut le coup d’œil.

Au fond du Planey

Lundi 25, toujours à l'aube, on remet le coup du petit-déj au troquet du coin puis départ pour le Planey et une dernière plongée pour Didier, Nico et moi même. Michel a décidé de se reposer et nos tourtereaux préférant s'adonner à la visite des lieux de cultes locaux :-)
Nico retourne fouiller la trémie terminale et revoir le point bas pour confirmer la queute.
Didier descendra visiter la grande galerie à -35 tandis que je m'essaie au franchissement d'étroitures en "side-mount" pour descendre à 30 mètres.

Un très chouette week-end que nous aurions bien prolongé un peu.

Minivince


Plongeurs : Michel P., Vincent P., Minivince, DHA, Nico, Robert L. et Bruno  
Soutien en surface : Luba et Belle

dimanche 17 avril 2011

Eprave, retour aux sources

En 2006, découvrant la plongée spéléo, je m'étais fixé comme objectif de découvrir cette résurgence mythique, la plus profonde de Belgique, -88m. D'autres projets ont reporté cette idée.

Les découvertes récentes sur le réseau, plus particulièrement à la Fosse aux Ours (SC Cascades - FAO), incitent Michel Pauwels à réexaminer prochainement le fond à l'aide de mélanges ternaires.

Nous nous fixons donc rendez vous avec Michel et Vincent ce samedi 16 avril, nos intentions sont de désobstruer un bloc dans l'entrée pour faciliter l'accès avec de grosses bouteilles. 


Les résultats de la désob ne sont pas à la hauteur de nos espérances mais un gros bloc gênant ainsi qu'une multitude d'autres plus petits on pu être dégagés. En faire plus risquerait de reboucher tout.

Place à la plongée. J'ai enfin l'occasion d'apprivoiser ces étroitures d'entrée et le courant qui y pousse fort, vraiment très fort. Il faut se hisser à l'intérieur pour rejoindre le laminoir qui précède la galerie.
Le courant y est toujours fort mais ça devient raisonnable. Après avoir dégagé quelques blocs qui entravent la progression, je rejoins le début le la galerie. 
Là, ça devient confortable, une belle galerie de 1,5m de haut pour 2 à 3 de large, un courant normal, 15 à 20cm de fins sédiments sur le fond et tout au plus un mètre de visibilité, le pied!

La pente vers les profondeurs insondables est raide, je suis trop lesté et je coule doucement vers le fond sans manquer de me vautrer allègrement dans la gadoue. Stop à -22, la boue et les cailloux que j'ai décroché continuent leur courses en soulevant de très jolis petits rouleaux de touille. 
Ça suffit pour aujourd'hui, demi tour dans le brun.
L'approche des rétrécissements d'entrée densifie encore plus le milieu, la lumière des lampes s'estompe petit à petit. C'est pas évident de trouver la sortie qui est dans le plafond du laminoir. Ce n'est qu'à 50cm de la surface que j'apercevrai la lumière du jour. Chouette plongée.

C'est ensuite au tour de Vincent B, alias Minivince d'y aller. Jeune plongeur spéléo, c'est sa première découverte du milieu karstique noyé belge. 
Avec beaucoup d'aisance, il tâtera des étroitures d'entrée pour ensuite descendre le laminoir jusqu'au début de la galerie vers -8. Un léger sentiment d'oppression l'empêchera d'aller plus bas, sage décision et belle performance!



Pendant ce temps, Michel est aller troquer sa combi humide et son petit bi4 contre l'étanche et le grosbidouze.
Ces grosses bouteilles 12l refuseront de rentrer en restant à la taille de Michel. C'est donc en "décapelé" qu'il devra franchir les pièges à l'aller et au retour.
Il se contentera cette fois d'une petite reprise de contact jusqu'à -45. Le retour lui permettra d'apprécier l'efficacité de l'affichage luminescent de son nouvel ordi dans la touille. Il est paré pour la pointe!

dimanche 3 avril 2011

Chalet : Regards 74

Article à découvrir via le Speleoblog : http://continent7.blogspot.com/2011/04/regards-sur-la-grotte-du-chalet.html

Egalement visible ici ou via la section Publication.

lundi 7 février 2011

Deux plongeurs à Ozo

La sortie de ce samedi 22 Janvier fut intéressante à plus d'un titre. 
Pour la première fois, j'avais l'occasion de partager cette découverte post-siphon avec un copain, Michel Pauwels.

Les objectifs du jour n'étaient ni escalade ni topographie mais bien un peu d'explo avec celui qui m'a fait apprécier ce genre de sorties.
Au niveau des résultats, entre 30 et 40 mètres de première et quelques points d'interrogation levés.

Nous abandonnons nos scaphandres dans la salle Grigri pour nous diriger vers la salle du Miroir tout en examinant un passage inférieur, boueux et sans intérêt.

On commence l’explo par la partie supérieure de la salle du miroir. Le fond ne donne rien mais une tentative d’escalade fort étroite pourrait mener quelque part, arrêt sur cailloux qui tombent...

La suite de la ballade se fait en shuntant accidentellement, par un passage supérieur, l'étroiture qui constituait le terminus de la rivière, cela ne nous avance pas beaucoup, dommage. Arrêt sur une grosse trémie qu'il faudra peut être refouiller un jour...
Michel découvre néanmoins une étroite galerie qui mène à une petite flaque d’eau siphonnante. La mise à l'eau n'y sera pas évidente pour un plongeur seul...

On en revient à l’étroiture du fond de la salle du Miroir, la franchissons, et arrivons donc à l’objectif du jour. Faire tomber un bloc gênant et dangereux qui gène la progression. Apres quelques tâtonnement de pied de biche, il cède, trop facile mais il fallait bien ça.
Six mètres de ramping plus loin et on retombe sur la  rivière au bas d’un petit ressaut. J'explore l’aval, 15 à 20 mètres de voutes mouillantes sérieuses et cela siphonne, très certainement pour rejoindre la salle Grigri.
Pendant ce temps, Michel s'attaque à l'amont en dégageant un bloc qui pourrait laisser entrevoir un nouveau siphon. En tâtonnant du bout des pieds, nous comprenons vite qu'il y a de l'air derrière mais nous décidons de ne pas tenter ce passage étroit en apnée.

Au dessus du ressaut, par un passage supérieur, on rejoint une trémie labyrinthique, après une dizaine de mètres de progression, je tombe nez à nez avec une Chauve-Souris, impossible de continuer sans la déranger, fin d'explo pour aujourd'hui. On reverra ça au printemps.

TPST : 3h30

En attendant, c'est à la topo que je vais devoir songer.

 

jeudi 27 janvier 2011

La Grotte du Chalet en images

Dans le courant du mois d'Octobre 2007, alors que j'étais fort occupé à "apprivoiser les étroitures" au sein des siphons de cette importante source (voire ici et ici), Jacques Petit invita également Erik Wouters et Raf Vanstayen à découvrir l'endroit.

Erik, cinéaste sous-marin amateur, proposa de tourner quelques images dans les premiers siphons.
Ce petit film eu un certain succès lors de Siphon en Image (UBS) et du Congrès de plongée sout à St-Nazaire en Royans en 2008.
Je vous invite découvrir ces images derrière cette étroiture!


Merci à Erik de nous faire partager ces images.