vendredi 5 novembre 2010

Ca plane au Planey

RDV est donné à 7h30 chez Michel en ce samedi 30 octobre pour la troisième virée au Planey.
Corona est en avance, comme d’hab, et Nico est à la bourre……comme d’hab aussi. ;-)
Après un rapide kawa réconfortant, nous chargeons la Corona-mobile avec des tonnes de bouteilles, 2 compresseurs, 2 sticks, 2 propulseurs, du matos jusqu’au toit….. bref, elle a fière allure !
Arrivés à Anjeux, nous sommes accueillis par le ‘Gardien des clefs’. En effet, si le portage sur 500m ne pose pas de gros problèmes pour une petite plouf, se coltiner tout le matos pour 3 jours semble au dessus des efforts raisonnables pour nos 3 vieilles carcasses.
Nico a donc fait les choses en grand et nous sommes habilités à nous rendre sur site avec la voiture.
Robert, le local de l’étape est déjà en place.
Rapidement, Michel s’équipe. Le but de cette première plongée est d’immortaliser la première partie de la grotte sous la camera de Robert, qui nous avait déjà fait le film de Jalleu.
Ils s’engouffrent tous les 2 dans les entrailles de la terre…. (putain, ça fait des frissons quand on lit ça hein ;) )
Coro les suit avec sa nouvelle config Side-Moumouth. Il croise Robert avec ses phares impressionnants.
Nico plongera quant à lui un peu plus tard pour faire un bout de topo,

Bilan de ce premier plouf :
3 mètres de premières pour Michel
Découverte d’une diaclase descendante pour Coro, très étroite et touilleuse mais pénétrable. Elle sera ‘explorée’ sur 2 mètres. Arrêt sur manque de gaz. Elle sera confirmée par la suite par Nico


Rapide apéro-gonflage dans la pluie et recherche de notre gite….
Raaaaah le gite de Fontenois-la-Ville.
Accueil super sympa. La patronne nous propose un menu à 12 brouzoufs. Nous avons le choix entre le lièvre et l’antilope….. Apparemment, ça chasse dur dans la région, et du bizarre hein ;)
Robert et Coro optent pour un Kirr Mirabelle…. Non mais vous le saviez vous que le Kirr Mirabelle n’est pas fait au sirop de mirabelles mais à la GNOLE de mirabelle….. putain, ça arrache !
Assiettes de charcuterie, pinard, lièvre, antilope, fromage, dessert et café…. A ce train la, un dodo réparateur s’impose.
Le petit déj est prévu à 8h00, réveil prévu à 7h30.
6h00, la montre de Nico sonne. L’animal ne l’entend pas et ronfle de plus belle. Instinct grégaire du spéléo en explo, Michel et Robert se lèvent, commencent à se préparer, vérifient les lampes etc…. sous le regard goguenard de Coro qui leur annonce après 10 minutes qu’ils se sont gouré d’une heure MDR…..
Rapide petit déjeuner et direction le Planey ou nous attendent Joël son épouse ainsi que Régine, l’épouse de Robert.
On sent que l’équipement des nouveaux arrivants est lourd…. Très lourd. ;)
Comme de bien entendu, il se met à pleuvoir, une bâche est donc tendue et cette tente improvisée permettra à tous de rester au sec entre les plongées….
Joël et Robert partent les premiers, en visite simple….. Les belges sont atterrés. Le Dijonnais est un animal rude. Ils sont en humide…. Brrrr glagla
Coro part ensuite, déterminé à aller voir au bout sans pour autant déflorer la première.
Les 150 premiers mètres sont un enchantement dans une eau très claire malgré le passage de nos Dijonnais.
Arrivée au « Puits du Bitard », cela rétrécit, frotte un peu mais ça passe. Une seconde étroiture dans un éboulis et c’est l’arrivée dans la Mégalerie….. waaaaaw, superbe, un conduit forcé de 6 par 2
Coro y fait quelque metres et son poséidon de gauche déclare forfait….. meeeerde.
Il secoue la bête et un amas de merde immonde en sort promptement. Il refonctionne un peu mais plutôt par à coups…. Il est temps de rentrer….snif
Sur le chemin, il croise Michel qui part en pointe, dans une eau toujours assez claire.
Michel dépasse rapidement le terminus et trouve la suite, dans un puits descendant. Malheureusement, ce puits est un vrai piège à touille car sitôt engagé, il est même impossible de fixer un fil tant le nuage opaque s’abat vite. Bon, encore 3 mètres de première…. Elle est chère celle la.
Retour vers la surface.
Nico empoigne le matos de Coro et lui demande :’Tiens, tu as des robicots ¼ de tour toi ?’
Meeeeeerde, mekilekon ce Coro…. Sa bouteille s’est tout simplement fermée presque entièrement dans les passages d’étroiture…. Plongeur spéléo de mes fesses, il n’a pas eu le réflexe de vérifier cela…. ;) Retour pour rien…. Bien fait na ! ;-)
Nico part nous la déflorer c’te putain de pointe touilleuse.
Il revient apres 40 minutes, assez hagard. Il avoue avoir connu une trouille, bleue, irraisonnée…. Insensée. Pas grave, la grotte sera encore la demain.
Remontée du matos et la, devant nos yeux encore argilés, s’étalent sous la tente de bédouin un apéro monstrueux, une marmite de bœuf bourguignon, un fromage, des gâteaux, un coulis de fruits rouges, du café…..
Un énoooooome coup de chapeau à nos Dijonnais pour nous avoir préparé un menu 3* en forêt…… De grands malaaaaaaaaades ;-)
Il continue à pleuvoir. Pas possible de gonfler. Nous prenons congé de Robert, Joël et de leurs épouses et rentrons au gite. 

 
Point topo, on sort les PC, les crobards, les avis fusent, les Kirr aussi….
Un problème de bitard…. En effet, les mesures des topos ‘historiques’ nous semblent erronées. 153m au fond de la salle, cela nous parait impossible…. Bref, demain, on remesure le tout.
Mais avant, gavaaaaaage d’oies…. Salade franc-comtoise, jambonneau au madère, fromage, dessert café….  A ce train la, on va pouvoir oublier l’étroiture qui est pourtant assez facile…..
Gros dodo et lever facile.
Hop, au trou.
Coro et nico préparent le fil métré, Michel gonfle, le tout sous le soleil.
Coro part en tête et remesure le tout. Arrivé au bitard, il est à 157m de l’entrée. C’est pas possible, un amarrage a du sauter. Il laisse le fil en place et repart vers l’entrée  en vérifiant le tout. Non, tout est en place….. jolie erreur de nos augustes prédécesseurs donc, mais bon, il faut bien avouer que ce n’est pas évident.
Michel part en pointe, les étroitures sont vite avalées, vu du sommet, le puits semble en effet s’enfoncer profondément. Il repère un bitard avant de s’y engouffrer.
-44m, aux limites de nos nitrox. Et la, boum, tchernobyl, le nuage de touille le rejoint, le bitard est perdu….. visi zéro….. demi tour…. A nouveau 3 mètres de première….snif
Nico part se réconcilier avec la grotte. Il ressort 1h20 plus tard, tout sourire…. Ca y est, il est reparti.
Pffff, y en a marre, on remballe, on est crottés de partout, la bagnole ressemble à un champ de patate….
Retour vers la Belgique, on verra ça une prochaine fois, à moins qu’un autre spéléo ait plus de chance que nous pour la visi…..

Bye bye Planey

Corona Citron