mardi 9 novembre 2010

PLP quelques photos

J'ai ajouté un lien vers quelques photos représentatives dans le message précédent.

lundi 8 novembre 2010

Pont le Prêtre : Hydrologie en temps réel

PLP 06/11/2010
Le niveau de l'eau est bas aujourd'hui, 50cm de moins que d'habitude. Cela facilite le passage des voutes mouillantes avant et après la zone des siphons. L'eau est assez claire et le courant quasiment inexistant. Lorsque j'arrive dans la grotte, je constate qu'un des deux bras de la rivière est à sec.

Le premier objectif de cette sortie est l'escalade du ressaut de 4 mètres dans la Salle Grigri pour vérifier le potentiel de la cheminée qui la surplombe.
Au sommet de celle ci apparait un départ peu évident entre les blocs. L'endroit sera difficilement atteignable.
Par contre, 6 mètres au dessus de moi, une autre départ semble bien plus intéressant, je reviendrais donc avec un harnais un peu plus adapté que celui de plongée.

Salle Grigri

Les relevés topographiques des siphons ayant étés fait les 23 et 24 octobre (Fortifications) lors de 2 pointes consacrées également au relevé d'un croquis d'explo de la cavité, le second objectif du jour est donc de continuer la topographie en post-siphons et de faire quelques photos.
Alors que je prépare tout le matériel nécéssaire, j'entend soudain un bruit d'eau anormal. Le bras à sec de la rivière est en train de se réalimenter rapidement. 
Etrange, c'est probablement l'effet des averses de ce matin.
Cela devient vite inquiètant, 30 minutes, le temps de tout remballer et le niveau est monté de 50cm.
Je m'apprète à franchir la voute mouillante (presque siphonante) qui me sépare du départ du S2 ou mes bouteilles de plongées m'attendent lorsque je perçoit clairement que le niveau se mèt à baisser. 10 minutes plus tard, il aura diminué de 20cm...
L'eau remontera de nouveau sans toutefois dépasser la cote maximale obsèrvée ce jour et qui est celle que je connaissait lors des précédentes plongées.
Bien que n'ayant pu le mesurer, j'ai également ressenti une baisse significative de la température de l'eau et de l'air.
Ce phénomène de fluctuations a déjà été observé non loin de là par Paul De Bie dans le lac de la Grotte aux Contrastes lors de l'exploration du SC Avalon en 1994 (Regard 22/1995).
Enfin, juste un peu d'eau à rajouter au moulin des hydrogeologues.

L'inquiétude est retombée, je reste mais préfère abandonner la topo pour cette fois afin de rester attentif au comportement suspect de la rivière.
Je passe donc à l'objectif plan-bis, outre quelques photos, un peu de première me changera les idées.

Salle du Miroir

Un passage étroit dans le haut de la seconde salle, baptisée Salle du Miroir, me mènera dans une petite salle déclive qui me fera prendre un peu d'altitude et dont l'éboulis dans la partie supérieure mériterait peut être une séance de désob, aucune suite évidente.
La ballade continue au delà de la Salle du Miroir pour rejoindre la rivière dans une autre petite salle découverte également le 16 Octobre d'où j'aperçois une suite au delà d'une étroiture qu'il faudra shunter en plongeant ou négocier sérieusement.
De retour dans la Salle du Miroir, je décide de m'attaquer à une autre étroiture dans le bas de celle ci. (visible ici)
Le passage franchi, je me retrouve dans une zone ébouleuse inquiétante. Un petit aménagement au pied de biche permettra la prochaine fois de continuer à 4 pattes sur une bonne dizaine de mètres et peut être plus.

une étroiture à apprivoiser...

C'est assez pour aujourd'hui, les copains m'attendent au local. Le refranchissement des siphons se fera avec une visibilité totalement nulle et un courant bien marqué.


TPST : 5h 

vendredi 5 novembre 2010

Ca plane au Planey

RDV est donné à 7h30 chez Michel en ce samedi 30 octobre pour la troisième virée au Planey.
Corona est en avance, comme d’hab, et Nico est à la bourre……comme d’hab aussi. ;-)
Après un rapide kawa réconfortant, nous chargeons la Corona-mobile avec des tonnes de bouteilles, 2 compresseurs, 2 sticks, 2 propulseurs, du matos jusqu’au toit….. bref, elle a fière allure !
Arrivés à Anjeux, nous sommes accueillis par le ‘Gardien des clefs’. En effet, si le portage sur 500m ne pose pas de gros problèmes pour une petite plouf, se coltiner tout le matos pour 3 jours semble au dessus des efforts raisonnables pour nos 3 vieilles carcasses.
Nico a donc fait les choses en grand et nous sommes habilités à nous rendre sur site avec la voiture.
Robert, le local de l’étape est déjà en place.
Rapidement, Michel s’équipe. Le but de cette première plongée est d’immortaliser la première partie de la grotte sous la camera de Robert, qui nous avait déjà fait le film de Jalleu.
Ils s’engouffrent tous les 2 dans les entrailles de la terre…. (putain, ça fait des frissons quand on lit ça hein ;) )
Coro les suit avec sa nouvelle config Side-Moumouth. Il croise Robert avec ses phares impressionnants.
Nico plongera quant à lui un peu plus tard pour faire un bout de topo,

Bilan de ce premier plouf :
3 mètres de premières pour Michel
Découverte d’une diaclase descendante pour Coro, très étroite et touilleuse mais pénétrable. Elle sera ‘explorée’ sur 2 mètres. Arrêt sur manque de gaz. Elle sera confirmée par la suite par Nico


Rapide apéro-gonflage dans la pluie et recherche de notre gite….
Raaaaah le gite de Fontenois-la-Ville.
Accueil super sympa. La patronne nous propose un menu à 12 brouzoufs. Nous avons le choix entre le lièvre et l’antilope….. Apparemment, ça chasse dur dans la région, et du bizarre hein ;)
Robert et Coro optent pour un Kirr Mirabelle…. Non mais vous le saviez vous que le Kirr Mirabelle n’est pas fait au sirop de mirabelles mais à la GNOLE de mirabelle….. putain, ça arrache !
Assiettes de charcuterie, pinard, lièvre, antilope, fromage, dessert et café…. A ce train la, un dodo réparateur s’impose.
Le petit déj est prévu à 8h00, réveil prévu à 7h30.
6h00, la montre de Nico sonne. L’animal ne l’entend pas et ronfle de plus belle. Instinct grégaire du spéléo en explo, Michel et Robert se lèvent, commencent à se préparer, vérifient les lampes etc…. sous le regard goguenard de Coro qui leur annonce après 10 minutes qu’ils se sont gouré d’une heure MDR…..
Rapide petit déjeuner et direction le Planey ou nous attendent Joël son épouse ainsi que Régine, l’épouse de Robert.
On sent que l’équipement des nouveaux arrivants est lourd…. Très lourd. ;)
Comme de bien entendu, il se met à pleuvoir, une bâche est donc tendue et cette tente improvisée permettra à tous de rester au sec entre les plongées….
Joël et Robert partent les premiers, en visite simple….. Les belges sont atterrés. Le Dijonnais est un animal rude. Ils sont en humide…. Brrrr glagla
Coro part ensuite, déterminé à aller voir au bout sans pour autant déflorer la première.
Les 150 premiers mètres sont un enchantement dans une eau très claire malgré le passage de nos Dijonnais.
Arrivée au « Puits du Bitard », cela rétrécit, frotte un peu mais ça passe. Une seconde étroiture dans un éboulis et c’est l’arrivée dans la Mégalerie….. waaaaaw, superbe, un conduit forcé de 6 par 2
Coro y fait quelque metres et son poséidon de gauche déclare forfait….. meeeerde.
Il secoue la bête et un amas de merde immonde en sort promptement. Il refonctionne un peu mais plutôt par à coups…. Il est temps de rentrer….snif
Sur le chemin, il croise Michel qui part en pointe, dans une eau toujours assez claire.
Michel dépasse rapidement le terminus et trouve la suite, dans un puits descendant. Malheureusement, ce puits est un vrai piège à touille car sitôt engagé, il est même impossible de fixer un fil tant le nuage opaque s’abat vite. Bon, encore 3 mètres de première…. Elle est chère celle la.
Retour vers la surface.
Nico empoigne le matos de Coro et lui demande :’Tiens, tu as des robicots ¼ de tour toi ?’
Meeeeeerde, mekilekon ce Coro…. Sa bouteille s’est tout simplement fermée presque entièrement dans les passages d’étroiture…. Plongeur spéléo de mes fesses, il n’a pas eu le réflexe de vérifier cela…. ;) Retour pour rien…. Bien fait na ! ;-)
Nico part nous la déflorer c’te putain de pointe touilleuse.
Il revient apres 40 minutes, assez hagard. Il avoue avoir connu une trouille, bleue, irraisonnée…. Insensée. Pas grave, la grotte sera encore la demain.
Remontée du matos et la, devant nos yeux encore argilés, s’étalent sous la tente de bédouin un apéro monstrueux, une marmite de bœuf bourguignon, un fromage, des gâteaux, un coulis de fruits rouges, du café…..
Un énoooooome coup de chapeau à nos Dijonnais pour nous avoir préparé un menu 3* en forêt…… De grands malaaaaaaaaades ;-)
Il continue à pleuvoir. Pas possible de gonfler. Nous prenons congé de Robert, Joël et de leurs épouses et rentrons au gite. 

 
Point topo, on sort les PC, les crobards, les avis fusent, les Kirr aussi….
Un problème de bitard…. En effet, les mesures des topos ‘historiques’ nous semblent erronées. 153m au fond de la salle, cela nous parait impossible…. Bref, demain, on remesure le tout.
Mais avant, gavaaaaaage d’oies…. Salade franc-comtoise, jambonneau au madère, fromage, dessert café….  A ce train la, on va pouvoir oublier l’étroiture qui est pourtant assez facile…..
Gros dodo et lever facile.
Hop, au trou.
Coro et nico préparent le fil métré, Michel gonfle, le tout sous le soleil.
Coro part en tête et remesure le tout. Arrivé au bitard, il est à 157m de l’entrée. C’est pas possible, un amarrage a du sauter. Il laisse le fil en place et repart vers l’entrée  en vérifiant le tout. Non, tout est en place….. jolie erreur de nos augustes prédécesseurs donc, mais bon, il faut bien avouer que ce n’est pas évident.
Michel part en pointe, les étroitures sont vite avalées, vu du sommet, le puits semble en effet s’enfoncer profondément. Il repère un bitard avant de s’y engouffrer.
-44m, aux limites de nos nitrox. Et la, boum, tchernobyl, le nuage de touille le rejoint, le bitard est perdu….. visi zéro….. demi tour…. A nouveau 3 mètres de première….snif
Nico part se réconcilier avec la grotte. Il ressort 1h20 plus tard, tout sourire…. Ca y est, il est reparti.
Pffff, y en a marre, on remballe, on est crottés de partout, la bagnole ressemble à un champ de patate….
Retour vers la Belgique, on verra ça une prochaine fois, à moins qu’un autre spéléo ait plus de chance que nous pour la visi…..

Bye bye Planey

Corona Citron