mardi 9 novembre 2010

PLP quelques photos

J'ai ajouté un lien vers quelques photos représentatives dans le message précédent.

lundi 8 novembre 2010

Pont le Prêtre : Hydrologie en temps réel

PLP 06/11/2010
Le niveau de l'eau est bas aujourd'hui, 50cm de moins que d'habitude. Cela facilite le passage des voutes mouillantes avant et après la zone des siphons. L'eau est assez claire et le courant quasiment inexistant. Lorsque j'arrive dans la grotte, je constate qu'un des deux bras de la rivière est à sec.

Le premier objectif de cette sortie est l'escalade du ressaut de 4 mètres dans la Salle Grigri pour vérifier le potentiel de la cheminée qui la surplombe.
Au sommet de celle ci apparait un départ peu évident entre les blocs. L'endroit sera difficilement atteignable.
Par contre, 6 mètres au dessus de moi, une autre départ semble bien plus intéressant, je reviendrais donc avec un harnais un peu plus adapté que celui de plongée.

Salle Grigri

Les relevés topographiques des siphons ayant étés fait les 23 et 24 octobre (Fortifications) lors de 2 pointes consacrées également au relevé d'un croquis d'explo de la cavité, le second objectif du jour est donc de continuer la topographie en post-siphons et de faire quelques photos.
Alors que je prépare tout le matériel nécéssaire, j'entend soudain un bruit d'eau anormal. Le bras à sec de la rivière est en train de se réalimenter rapidement. 
Etrange, c'est probablement l'effet des averses de ce matin.
Cela devient vite inquiètant, 30 minutes, le temps de tout remballer et le niveau est monté de 50cm.
Je m'apprète à franchir la voute mouillante (presque siphonante) qui me sépare du départ du S2 ou mes bouteilles de plongées m'attendent lorsque je perçoit clairement que le niveau se mèt à baisser. 10 minutes plus tard, il aura diminué de 20cm...
L'eau remontera de nouveau sans toutefois dépasser la cote maximale obsèrvée ce jour et qui est celle que je connaissait lors des précédentes plongées.
Bien que n'ayant pu le mesurer, j'ai également ressenti une baisse significative de la température de l'eau et de l'air.
Ce phénomène de fluctuations a déjà été observé non loin de là par Paul De Bie dans le lac de la Grotte aux Contrastes lors de l'exploration du SC Avalon en 1994 (Regard 22/1995).
Enfin, juste un peu d'eau à rajouter au moulin des hydrogeologues.

L'inquiétude est retombée, je reste mais préfère abandonner la topo pour cette fois afin de rester attentif au comportement suspect de la rivière.
Je passe donc à l'objectif plan-bis, outre quelques photos, un peu de première me changera les idées.

Salle du Miroir

Un passage étroit dans le haut de la seconde salle, baptisée Salle du Miroir, me mènera dans une petite salle déclive qui me fera prendre un peu d'altitude et dont l'éboulis dans la partie supérieure mériterait peut être une séance de désob, aucune suite évidente.
La ballade continue au delà de la Salle du Miroir pour rejoindre la rivière dans une autre petite salle découverte également le 16 Octobre d'où j'aperçois une suite au delà d'une étroiture qu'il faudra shunter en plongeant ou négocier sérieusement.
De retour dans la Salle du Miroir, je décide de m'attaquer à une autre étroiture dans le bas de celle ci. (visible ici)
Le passage franchi, je me retrouve dans une zone ébouleuse inquiétante. Un petit aménagement au pied de biche permettra la prochaine fois de continuer à 4 pattes sur une bonne dizaine de mètres et peut être plus.

une étroiture à apprivoiser...

C'est assez pour aujourd'hui, les copains m'attendent au local. Le refranchissement des siphons se fera avec une visibilité totalement nulle et un courant bien marqué.


TPST : 5h 

vendredi 5 novembre 2010

Ca plane au Planey

RDV est donné à 7h30 chez Michel en ce samedi 30 octobre pour la troisième virée au Planey.
Corona est en avance, comme d’hab, et Nico est à la bourre……comme d’hab aussi. ;-)
Après un rapide kawa réconfortant, nous chargeons la Corona-mobile avec des tonnes de bouteilles, 2 compresseurs, 2 sticks, 2 propulseurs, du matos jusqu’au toit….. bref, elle a fière allure !
Arrivés à Anjeux, nous sommes accueillis par le ‘Gardien des clefs’. En effet, si le portage sur 500m ne pose pas de gros problèmes pour une petite plouf, se coltiner tout le matos pour 3 jours semble au dessus des efforts raisonnables pour nos 3 vieilles carcasses.
Nico a donc fait les choses en grand et nous sommes habilités à nous rendre sur site avec la voiture.
Robert, le local de l’étape est déjà en place.
Rapidement, Michel s’équipe. Le but de cette première plongée est d’immortaliser la première partie de la grotte sous la camera de Robert, qui nous avait déjà fait le film de Jalleu.
Ils s’engouffrent tous les 2 dans les entrailles de la terre…. (putain, ça fait des frissons quand on lit ça hein ;) )
Coro les suit avec sa nouvelle config Side-Moumouth. Il croise Robert avec ses phares impressionnants.
Nico plongera quant à lui un peu plus tard pour faire un bout de topo,

Bilan de ce premier plouf :
3 mètres de premières pour Michel
Découverte d’une diaclase descendante pour Coro, très étroite et touilleuse mais pénétrable. Elle sera ‘explorée’ sur 2 mètres. Arrêt sur manque de gaz. Elle sera confirmée par la suite par Nico


Rapide apéro-gonflage dans la pluie et recherche de notre gite….
Raaaaah le gite de Fontenois-la-Ville.
Accueil super sympa. La patronne nous propose un menu à 12 brouzoufs. Nous avons le choix entre le lièvre et l’antilope….. Apparemment, ça chasse dur dans la région, et du bizarre hein ;)
Robert et Coro optent pour un Kirr Mirabelle…. Non mais vous le saviez vous que le Kirr Mirabelle n’est pas fait au sirop de mirabelles mais à la GNOLE de mirabelle….. putain, ça arrache !
Assiettes de charcuterie, pinard, lièvre, antilope, fromage, dessert et café…. A ce train la, un dodo réparateur s’impose.
Le petit déj est prévu à 8h00, réveil prévu à 7h30.
6h00, la montre de Nico sonne. L’animal ne l’entend pas et ronfle de plus belle. Instinct grégaire du spéléo en explo, Michel et Robert se lèvent, commencent à se préparer, vérifient les lampes etc…. sous le regard goguenard de Coro qui leur annonce après 10 minutes qu’ils se sont gouré d’une heure MDR…..
Rapide petit déjeuner et direction le Planey ou nous attendent Joël son épouse ainsi que Régine, l’épouse de Robert.
On sent que l’équipement des nouveaux arrivants est lourd…. Très lourd. ;)
Comme de bien entendu, il se met à pleuvoir, une bâche est donc tendue et cette tente improvisée permettra à tous de rester au sec entre les plongées….
Joël et Robert partent les premiers, en visite simple….. Les belges sont atterrés. Le Dijonnais est un animal rude. Ils sont en humide…. Brrrr glagla
Coro part ensuite, déterminé à aller voir au bout sans pour autant déflorer la première.
Les 150 premiers mètres sont un enchantement dans une eau très claire malgré le passage de nos Dijonnais.
Arrivée au « Puits du Bitard », cela rétrécit, frotte un peu mais ça passe. Une seconde étroiture dans un éboulis et c’est l’arrivée dans la Mégalerie….. waaaaaw, superbe, un conduit forcé de 6 par 2
Coro y fait quelque metres et son poséidon de gauche déclare forfait….. meeeerde.
Il secoue la bête et un amas de merde immonde en sort promptement. Il refonctionne un peu mais plutôt par à coups…. Il est temps de rentrer….snif
Sur le chemin, il croise Michel qui part en pointe, dans une eau toujours assez claire.
Michel dépasse rapidement le terminus et trouve la suite, dans un puits descendant. Malheureusement, ce puits est un vrai piège à touille car sitôt engagé, il est même impossible de fixer un fil tant le nuage opaque s’abat vite. Bon, encore 3 mètres de première…. Elle est chère celle la.
Retour vers la surface.
Nico empoigne le matos de Coro et lui demande :’Tiens, tu as des robicots ¼ de tour toi ?’
Meeeeeerde, mekilekon ce Coro…. Sa bouteille s’est tout simplement fermée presque entièrement dans les passages d’étroiture…. Plongeur spéléo de mes fesses, il n’a pas eu le réflexe de vérifier cela…. ;) Retour pour rien…. Bien fait na ! ;-)
Nico part nous la déflorer c’te putain de pointe touilleuse.
Il revient apres 40 minutes, assez hagard. Il avoue avoir connu une trouille, bleue, irraisonnée…. Insensée. Pas grave, la grotte sera encore la demain.
Remontée du matos et la, devant nos yeux encore argilés, s’étalent sous la tente de bédouin un apéro monstrueux, une marmite de bœuf bourguignon, un fromage, des gâteaux, un coulis de fruits rouges, du café…..
Un énoooooome coup de chapeau à nos Dijonnais pour nous avoir préparé un menu 3* en forêt…… De grands malaaaaaaaaades ;-)
Il continue à pleuvoir. Pas possible de gonfler. Nous prenons congé de Robert, Joël et de leurs épouses et rentrons au gite. 

 
Point topo, on sort les PC, les crobards, les avis fusent, les Kirr aussi….
Un problème de bitard…. En effet, les mesures des topos ‘historiques’ nous semblent erronées. 153m au fond de la salle, cela nous parait impossible…. Bref, demain, on remesure le tout.
Mais avant, gavaaaaaage d’oies…. Salade franc-comtoise, jambonneau au madère, fromage, dessert café….  A ce train la, on va pouvoir oublier l’étroiture qui est pourtant assez facile…..
Gros dodo et lever facile.
Hop, au trou.
Coro et nico préparent le fil métré, Michel gonfle, le tout sous le soleil.
Coro part en tête et remesure le tout. Arrivé au bitard, il est à 157m de l’entrée. C’est pas possible, un amarrage a du sauter. Il laisse le fil en place et repart vers l’entrée  en vérifiant le tout. Non, tout est en place….. jolie erreur de nos augustes prédécesseurs donc, mais bon, il faut bien avouer que ce n’est pas évident.
Michel part en pointe, les étroitures sont vite avalées, vu du sommet, le puits semble en effet s’enfoncer profondément. Il repère un bitard avant de s’y engouffrer.
-44m, aux limites de nos nitrox. Et la, boum, tchernobyl, le nuage de touille le rejoint, le bitard est perdu….. visi zéro….. demi tour…. A nouveau 3 mètres de première….snif
Nico part se réconcilier avec la grotte. Il ressort 1h20 plus tard, tout sourire…. Ca y est, il est reparti.
Pffff, y en a marre, on remballe, on est crottés de partout, la bagnole ressemble à un champ de patate….
Retour vers la Belgique, on verra ça une prochaine fois, à moins qu’un autre spéléo ait plus de chance que nous pour la visi…..

Bye bye Planey

Corona Citron


mercredi 20 octobre 2010

Une Grotte à Pont le Prêtre

Quelle journée... Pfff...
Fallait revoir ce truc, mais il y a juste un bloc ou deux dans le chemin, probablement tombés de l'éboulis instable qui chapeaute cette source.
Je suis surpris en arrivant, tout est bouché... Va falloir bosser dur.
Qu'à cela ne tienne, Grigri et Jack, mes alliés du Continent7/CASA, ne tiennent pas en place et ne résistent pas devant le défi.
Quelques coups bien placés et c'est une entrée digne des plongées Lotoises qu'ils décident de m'offrir.


Ils creuseront et frapperont avec acharnement pendant deux heures. Je les laisse travailler pour préparer mon matériel.
Changement important de configuration puisque j'essaie un nouveau "Harnais Mexicain" créé par Santiago Pintado qui sévit outre Atlantique dans les Cénotes larges et moins larges aussi.
A la fin de cette sortie, je serai pleinement convaincu par le montage extrêmement souple de ce harnais.

Je n'ai pas l'intention d'aller loin aujourd'hui, juste une petite reconnaissance. L'eau n'est pas très claire (50cm de visi) mais il y a beaucoup de courant, des conditions idéales en Belgique!
J'enchaîne les 2 premiers siphons avec une légère angoisse. En effet, beaucoup de racines d'arbres pendent dans l'eau, c'est lugubre et ça s'accroche partout.
Le S3, pas équipé en fil d'Ariane, est un peu plus profond (-2) et je ne rencontre plus ces racines.
25 ou 30 mètres après son départ, j'aperçois vaguement le miroir.

Mais là, surprise, pas de S4, une rivière et une voûte basse...
La tension monte, mon cœur bat très fort, ça sent la première!
25 mètres de ramping, je croise une écrevisse (une indigène pour les connaisseurs, espèce protégée) et je découvre le S4 attendu. Mais non... Non non non... C'est trop facile!
Je suis dans une salle de 8m de large, 6 de long et une large cheminée culmine à 8m (à vérifier, hein), je largue mon matos de plongée et le range en observant quelques stalactites blanchâtres.
Je n'y crois pas...
Cette salle s'appellera la Salle Grigri.
Un rapide tour d'horizon, un premier départ trop glissant, et c'est parti dans le second dans le fond de la salle.
10 mètres, 30 mètres, 50 mètres, je ne sais plus, peut-être plus, un passage bas me mène à une seconde salle qui me laisse le choix, une étroiture sévère ou la désescalade?
La désescalade me mènera au 5éme siphon, ayant shunté le 4ème. L'étroiture permettrait peut-être aussi de shunter le 5ème.
Je n'irai pas plus loin, j'ai perdu la notion du temps mais Jack et Grigri doivent s'inquiéter.
L'attente est longue à l'extérieur pour les Sherpas... Toujours angoissante pour les non-plongeurs...


La topographie s'impose dés à présent et sera déjà bien compliquée. Plusieurs départs de galeries étroites doivent être vérifiés. Une première petite escalade est déjà envisagée.

Je ne pense pas passer les longs week-ends d'hiver au coin du feu cette année...

mardi 28 septembre 2010

Nettinne

Pas grand chose à la télé ce dimanche après midi et lassé de tourner en rond dans mon aquarium, je suis allé faire un tour dans le Condroz.


Exellentes conditions, une visi fort moyenne mais un bon petit débit qui dégage rapidement la touille soulevée dans cette résurgence de Nettinne.
Le passage siphonnant, laminoir étroit estimé à 6m de long en 1963 ne fait plus que 3m, bizzare.
Outre les traditionnels sédiments de dissolution (fine glaise), je remarque qu'il y a beaucoup de vase qui colle partout.
La petite salle qui s'en suit n'est pas vraiment une salle d'effondrement comme en témoigne le plafond rongé par l'eau.
L'éboulis au fond n'est pas vraiment un éboulis, en retirant quelques gros blocs de ce qui n'est pas vraiment un S2 non plus je suis tombé sur un bloc de glaise bien compacte.
Il y a quand même des blocs et des cailloux plus petit mais ils viennent certainement de la dissolution du plafond, je pense qu'on a affaire à un remplissage et que cette galerie était bien plus grande il y a fort longtemps.
L'eau ne vient pas du fond mais de griffons ou sillon verticaux impénétrable creusé dans le plafond du siphon.
Une désob n'est pas envisageable en toute sécurité puisqu'elle consisterait à bâtir un tas de cailloux sur un tas de glaise/vase dans l'eau sans trop savoir ou on va déposer tout ça et si ça ne va pas dégringoler tout seul sur le plongeur.

Temps Passé dans l'Auje à Cochon : +-1h

mercredi 18 août 2010

Source du Planey

Le 25 juillet, revenant de Jalleu, nous souhaitons nous offrir une petite détente avant de rentrer en Belgique, le Planey fait l'unanimité.

Cet endroit mystérieux et en pleine nature vaut vraiment le détour, c'est très joli et bucolique à souhait.
Encore plus intéressant pour nous s'il se termine pas un éboulis intimidant..., un truc à "apprivoiser"???
Ne faudrait-il pas revoir le fond? Cette idée nous trotte dans la tète depuis un moment...

Corona et moi laissons filer Michel vers la pointe, nous voulons profiter de la découverte de cette grotte, de la balade et du repos qu'elle nous procure.

Le mystère est omniprésent, les puits aperçus sur le fond, c'est sur la topo? Où mènent-ils?
Et tous ces poissons? Un brochet m'attaque à plus de 100 mètres de l'entrée, ou plutôt il s'en prend aux lampes de mon casque, il a du se faire mal aux dents...
En arrivant au bout, je suis tenté de descendre jeter un coup d'oeil mais un nuage de touille suivi de bulles remonte du fond, Michel rebrousse chemin et j'en fais autant.

Michel est aussi ravi que nous de sa plongée :
"Je ne m'y attendais pas, un fil était déjà en place... Probablement celui de Lebel en 1999... Je n'ai pas trop cherché sur ce terminus boueux, demi-tour... Je me retourne et..., on dirait qu'il y a un truc à gauche, allons voir...
Pas sûr, mais je pense avoir trouvé une autre galerie, j'ai déroulé une cinquantaine de mètres de fil et mon profondimètre affiche -36, faut confirmer..."


Une Vouivre, non... Michel

Le 9 août, nous y revoici :
Aussitôt le camp de base installé au gîte de Dampierre, nous rejoignons la source.

Michel part le premier pour installer le fil d'Ariane en fixe et avance de 50 mètres par rapport à la sortie de la trémie, la suite ne paraît pas évidente. Je le suis pour vérifier une hypothétique possibilité de shunter cette trémie pas si instable mais casse-pieds... Chose faite, le shunt s'avère tout aussi casse-pieds...

Le 10 août, à mon tour :
Michel me suggère d'y aller pour confirmer la découverte, faudra pas le demander 2 fois!
Je confirme mais ressors plein de questions...

Je profite du surplus d'éclairage que j'ai emporté pour confirmer qu'il n'y a pas d'autre départ au sein de et après cet éboulis chiant.
Le vieux fil est mon premier objectif, j'en arrive à le déterrer de sa gangue de glaise sans qu'aucune particule soulevée ne bouge. Pas la peine de pousser plus avant, c'est pas par là.

Le chemin tracé par le fil de Michel est une galerie confortable, une conduite forcée de 5 mètres de large pour 2 de haut.

La ligne de vie s'arrête au pied d'une autre trémie constituée de grandes dalles tombées du plafond.
Un coup d'oeil à droite me montre une suite pas trop évidente.
Entre cette nouvelle trémie et la roche en place, une galerie plus intime me mène 25m plus loin.
Là, je suis obligé de remonter pour tenter de trouver un passage entre les blocs.
Une étroiture pas trop étroite mais intimidante quand même me pousse à faire demi-tour pour demander conseil à mon compagnon.

Celui-ci plongera ensuite pour lever la topographie et me réconforter quant à mes craintes pour ce nouvel obstacle.
Il ne tentera pas de le franchir, demi-tour pour cause de remplissage progressif de sa combi supposée étanche...

Le 11août, fin de ballade :
Michel ne peut plus plonger, faute de combi étanche plus étanche du tout...

La suite, on en a causé, on a planifié, organisé, examiné, et longuement planché sur la topo et les nouvelles données... On est reparti vers le Sud-Est, l'axe principal, et nous sommes repassés sous la première trémie qui avait marqué les explos précédentes.

J'y retourne donc et franchis l'étroiture aperçue la veille sans souci.
La suite devrait être à droite mais je bute directement sur une dune de sédiments, il y a un trou noir au delà.
Je m'y précipite donc en me vautrant copieusement dans cette dune. Pas de chance, 5 mètres plus loin ça queute et je ne sens plus le courant...
La touille ne tarde pas à me rejoindre, demi-tour en visi 0, c'est fini pour aujourd'hui...
En repassant l'étroiture, j'aperçois sous une dalle un trou profond où la lumière de ma lampe se perd dans une eau bleutée. Le passage semble bien étroit, serait-ce la suite?

Nous verrons ça la prochaine fois!
Rendez-vous est fixé début novembre.



Pour information!

Gendarmerie de Vauvillers : 00 33 (0)3 84 92 80 17
 

samedi 7 août 2010

Le Chalet et un sixième siphon...

Janvier 2009
L'accident de mon ami Albert a forcément freiné les explos... Fin de l'année, l'interdiction de plongée est temporairement levée et nous y retournons pour terminer les relevés topographiques.

Beaucoup de choses bougent autour de ce réseau, les recherches de surface occupent beaucoup Continent7, l'idée d'utiliser des moyens de radio-localisation est émise, cette topographie est importante.

Toujours fort marqué par l'accident, j'appréhende beaucoup. Les bouteilles sont en place et Michel y va.
Malheureusement une défaillance technique sur un matériel topo pas vraiment conçu pour supporter l'eau et la boue empêche Michel de mener à bien sa mission post S5.

Toujours déterminé, j'y retourne la semaine suivante avec du matos topo et photo conditionné de manière étanche. Tout se passe bien jusqu'au moment du retour.

Lors de ma remise à l'eau dans le S5, une légère entrée d'eau se fait ressentir au niveau de l'épaule gauche, probablement un petit trou dans ma combinaison étanche.
L'étroiture au point bas du siphon me fait comprendre ma douleur, la tirette s'ouvre complètement, encore un souci de matos...
Soudainement privé de tout moyen de flottabilité et de toute isolation thermique, je suis persuadé que je vais y rester...
Je suis toujours en vie, je veux sortir et ramener le boulot. A aucun moment, je n'envisagerais de larguer mon précieux kit contenant photos et notes topos. Pas plus que je ne songerais à larguer ma ceinture de plombs d'ailleurs.

Je ne me souviens plus trop de ce retour en passant ces 5 siphons, je me souviens juste que la combi remplie d'eau en post-siphon était particulièrement chiante. En repassant les siphons, j'actionnais régulièrement l'inflateur de ma combi, ça me rassurait.
Et puis je me souviens de la tête des copains à la sortie, j'avais 2 heures de retard et j'avais froid...
S'ensuivirent quelques mois de "palmes au crochet", ce qui me fit le plus grand bien.

Janvier 2010
Alors que nous bossons beaucoup en surface, Michel se décide et torche cette topo, sans mon aide.
J'ai repris un peu la plongée mais je préfère m'occuper ailleurs...

Il est d'ores et déjà question d'y retourner, ce S6 est trop tentant.
Je suis fort mitigé, mais bien décidé à apporter mon aide à Michel pour y retourner.   T.P.P.S. : 10 heures au Chalet
 
Août 2010
Finalement, nous décidons d'y consacrer quelques jours début août.
L'objectif est le S6.

Le temps a passé et je me rends compte au fur et à mesure des portages que je suis de nouveau en paix avec cette grotte.
Finalement, c'est à deux que nous franchirons le S5.

Début des festivités le dimanche 01/08.
Les portages sont particulièrement intensifs pendant 2 jours. 2 bi6 et un bi4 à déposer devant le S3, on en bave.

Mercredi 04/08, c'est le jour de la pointe et nous limiterons les portages au minimum aujourd'hui.

Je franchis le S5 sans difficulté et au passage je retrouve le kit perdu la dernière fois.
Je me sens bien là bas, quel bonheur d'y retourner!
Dès l'arrivée de Michel, le bi4 et le matériel sont conditionnés promptement en 2 kits.
A partir d'ici, c'est de la balade jusqu'au S6.

La mise à l'eau n'est pas évidente mais m'amuse beaucoup puisque ce n'est pas moi qui m'y colle.
Michel ne partira pas très longtemps. 10 ou 15 minutes peut-être, c'est pas bon signe...
Le point bas du S6, à -8, ressemble à une petite salle, probablement un volume de décantation.
Vers -5, dans le prolongement de la fracture qui remonte jusqu'au plafond de la galerie, il découvre la provenance de l'eau. La touille est chassée derrière lui, et au-delà cela semble fort clair et il n'aperçoit pas de parois.
Malheureusement, ce passage fait 30cm de large et se prolonge sur 1,5m vers le fond et se pince...
Nous en discutons pendant qu'il se déséquipe; il a l'impression que cette étroiture est constituée de lames de roche et que nous pourrions peut-être en venir à bout avec un bon marteau.
Il lui reste suffisamment d'air pour que je puisse y aller à mon tour, mais l'idée ne m'effleure qu'au retour devant le S3...

Nous trouvons qu'il serait intéressant d'y retourner avec un peu de matos de désob, mais ne l'envisageons pas dans l'immédiat. En 2011 peut-être...
Retour, chacun chargé d'une 4 litres supplémentaire pour nous avancer dans les portages. (tpst 7h30)

Le jeudi 05/08 est à nouveau consacré aux portages. Nous rapatrions les 4 bouteilles restantes au pied du S2 et en sortons 2 de la grotte. Nous sommes crevés, les 2 dernières bouteilles seront ramenées plus tard.

Bref, va falloir y retourner.

mercredi 4 août 2010

Jalleu : ça dépasse les bornes

L'été 2009 ne nous a pas épargné... Les crues furent au rendez-vous.
Le printemps 2010 ne fut pas terrible non plus comme en témoignent Frank et Mumu sur leur Blog
Sorties auxquelles je n'ai pas participé ayant "raccroché les palmes" quelques temps...

Juillet 2010 :
Cette fois, malgré une météo quelque peu capricieuse, c'est une source en étiage prononcé que nous retrouvons.

Corona découvre le trou

Le 21, la première plongée sera consacrée à l'installation de la corde de jonction. Un gros coup de ménage parmi les galets du laminoir s'avère nécessaire pour passer.
J'en profite pour me balader un peu, ça fait longtemps. La visibilité est extraordinaire et on ressent à peine le courant.
Michel plongera ensuite pour effectuer un premier portage d'une B20 au bout de la galerie de la "Première première".

Le 22, il pleut et ça ne semble pas vouloir s'arrêter...
Corona et Raf font leur première plongée à Jalleu et découvrent ce fameux laminoir qu'ils franchissent avec beaucoup de satisfaction.
Les portages continuent.

Le 23, enfin une éclaircie. La matinée est consacrée à la prospection de surface pour certains et à une petite plongée de Robert Lavoignat et de Joël.

Robert, 35 ans après les premières explos

L'après-midi c'est au tour de Michel, cette fois c'est la bonne et c'est l'esprit léger qu'il part au bout pour terminer les relevés topographiques et tenter de découvrir la suite dans un éventuel 5ème siphon.
L'esprit tellement léger que c'est au moment de commencer la topo qu'il se rend compte que la boussole est très certainement au bord de la vasque...

Zut! Bien obligé d'encore faire de la première dans ce cas...
Et grand bien lui pris d'oublier cette boussole puisqu'il découvre rapidement le passage au fond de l'eau au bout de la rivière du Beau Rire. 70 mètres plus loin sans descendre plus bas que -3, c'est le miroir, S5 franchi!
Une cinquantaine de mètres de rivière et la galerie se divise en deux bras.
Celui de droite semble partir en exondé tout en étant actif tandis ce que celui de gauche siphonne à nouveau.
Michel reconnaît rapidement ce S6 et rebrousse chemin pour nous annoncer la bonne nouvelle.
Le développement du Trou de Jalleu dépasse maintenant le kilomètre.
Encore une belle première!

Les portages retour sont effectués dans la foulée.

Le 24, nous changeons d'horizon, direction la Côte d'Or. Robert a pris les contacts nécessaires avec le très sympathique Maire de Villecomte afin de nous permettre de plonger le Creux Bleu résurgence du réseau de Francheville.
Raf et Corona bataillent longuement pour tenter de dégager l'étroiture d'entrée.         une petite vidéo 

la pelleteuse...

Michel tentera de la franchir mais le bi12 aux cotés n'est malheureusement pas déformable. Mon bi10, après s'être douloureusement enfoncé dans mes côtes flottantes et déformables, me permettra de forcer le passage sans toutefois aller plus loin que la trémie terminale, il faudra revenir plus léger...

Le 25, avant de reprendre la route, nous visitons rapidement une petite émergence que nous ne connaissions pas encore. Mais ça c'est une autre histoire...

Participants : Michel P., Robert L.t, Joël, Michel G., Raf VS. (photographies et vidéo), Nico

mercredi 2 juin 2010

Beron-Ry : Las de l'O²Las...


Introduction:
Qui sait à quelle heure ferment les guichets de la Grotte de Remouchamps??
Nous n'envisageons pas de bivouaquer derrière les grilles...
La Quête du Rubicon a bel et bien repris.

Sous l'impulsion de Yves Dubois et de Jack London, quelques membres du CASA Continent7 ont décidé de s'y remettre.
On s'attaque notamment à la Trémie de la Gluantissime. Les travaux s'annoncent pénibles mais toujours aussi prometteurs. Marteaux et burins vont donc frapper sec. Nous sommes en Belgique, il ne s'agit donc pas de déplacer quelques cailloux pour passer.

Pour ma part, je veux revoir d'urgence le siphon amont du réseau de l'O²Las...
La dernière fois, un arrêt sur autonomie  m'a particulièrement frustré... Une tâche inachevée...

24-05-2010
Petit échauffement le lundi du Pinksterweekend avec Annemie, Jos, Bart et Kris du SC Avalon que je rejoint pour les guider dans le trou et équiper celui ci.
Très chouette sortie qui était une vraie promenade et un grand moment de plaisir pour moi.

SC Avalon : ingang van Beron-Ry

29-05-2010
Ce samedi,c'est encore une équipe de choc qui y descend pour revoir le siphon amont du réseau de l'O²Las, Vincent Detraux, Christophe Bandorowicz, Michel Pauwels et Jack London m'accompagnent.

La deuxième équipe du C7 travaillera sur le chantier de la Trémie Gluantissime.

Comme d'habitude, la boue du Roule ta Boue est au rendez-vous et ne manque pas d'impressionner ceux qui découvrent ce réseau... Et d'amuser les autres ;-)

L'endroit est cette fois bien oxygéné, c'est probablement du à la rivière qui est bien alimentée.
Débit que j'estime de bonne augure, un peu de courant sera bénéfique pour la visibilité durant la plongée.
Je déchante assez vite en arrivant au siphon, le niveau est 1,5 mètre plus haut que lors de la première plongée, ce qui signifie aussi que la galerie d'accès est noyée sur 10 mètres. Enfin, l'eau est très trouble, ce qui annule aussi vite les relevés topographiques que je comptais effectuer. Ça ne sera pas une plongée très amusante, mais on y va.
   
Me surveillerai t'on... tontons? ;-)

La visibilité est nulle, impossible de lire les instruments, il faudra être prudent.
Le terminus est rapidement atteint, à tâtons. Je fouille le fond, c'est pas par là.
C'est donc bien dans ce "laminoir remontant" que se trouve la suite.
Il est très court, un passage étroit, et on se retrouve dans une fracture verticale.
J'atteins assez vite un endroit plus clair mais pas vraiment pénétrable, ça à l'air plus large au delà mais les sédiments décrochés des parois ne me laissent pas le temps d'observer ce qu'il y a au delà.
Je fouille la zone, rien ne passe... Un doute s'installe, j'y vois rien...
Complètement désorienté, il n'y a plus que le fil d'Ariane, ne me suis-je pas trompé?
Retour au point bas et on recommence, 3 fois de suite...
Lors de ces essais, j'aboutis dans une très petite cloche, surface?
L'ordinateur de plongée me montrera par la suite qu'il s'agit d'une cloche sous pression très certainement due à l'air que j'expire.
A chaque essai, je retrouve cette zone claire, l'eau vient donc de là.
Je fait quelques tentatives pour forcer le passage, mais c'est vraiment pas possible.
Un gros bitard dans le chemin, le genre d'étroiture qu'on prend 10 minutes à franchir à l'air libre... Pourtant ça parait plus large derrière et semble remonter...
Je mordie mon embout tellement je râle... J'abandonne...

moins facile hors de l'eau...

Conclusion :
Il n'est pas impensable que je me sois fourvoyé quant au bon chemin.
Si ce n'est pas le cas, une désob serait envisageable mais... Pour une suite fort hypothétique...
Ce siphon parait bien plus compliqué que ce que j'espérais.
Je passe la main pour le moment. On verra plus tard si il faut y retourner.
Et puis, personne n'est fort motivé pour retourner là bas...

Le Roule ta Boue verra il encore autant de kits? Ou bien on tourne la page?

Crobard intuitif, comme d'habitude...

lundi 31 mai 2010

Jalleu : publication

Les explorations que nous y effectuons Michel Pauwels et moi même méritent maintenant d'être concrétisées par un peu plus qu'un simple blog.
Un article vient de paraître dans le Regards n°72 de Mai 2010, semestriel de l'Union Belge de Spéléologie.

Une copie de cet article est également disponible sur le site www.Plongeesout.com dans la rubrique Explorations en France.

Voici la topo (presque) à jour de l'endroit.


J'en profite pour rappeler que le propriétaire du terrain voit d'un très mauvais oeil les masses débarquer...
Si vous y allez, soyez discrets, en nombre très limité, annoncez vous, présentez vous et soyer courtois.
L'accès à la prairie n'est pas autorisé, une marche d'approche de 400 à 500m sera donc nécessaire pour rejoindre la vasque. 

vendredi 7 mai 2010

Jalleu : le film...

Ce film a été diffusé lors des RDV de l'Explo organisé par la ComEx de l'UBS le 1er Mai 2010.

Il était attendu, certains voudront peut être le revoir et d'autres le découvrir.
J'ai du le couper en deux, question d'hébergement...
Ces deux parties sont caractéristiques de l'endroit et donc complémentaires.
La première concerne les préparatifs, la descente et ce fameux laminoir.
La seconde est filmée dans la Galerie de la Première Première, et fort évocatrice des explorations que nous y avons faites.

Je remercie Robert Lavoignat pour ses images, l'engagement et le prêt de son matos vidéo, mais aussi Frank Bartos pour ses conseils qui ont permis à Michel Pauwels de faire ce montage.

Première partie :



Deuxième partie :



vendredi 2 avril 2010

Mise à jour

Une petite mise à jour de ce blog est en cours. Il a été créé au départ pour partager mon expérience d'explorateur spéléonautique, le Trou de Jalleu en fut jusqu'à présent le sujet principal. C'est bien normal puisque c'est là que j'ai découvert ce genre d'exploration grâce à Michel Pauwels et Jacques Petit lors de cette fameuse semaine de l'été 2007.
Mais depuis, beaucoup d'eau a coulé dans les siphons et j'ai décidé d'y inclure mes autres plongées d'explo faitent en solo ou en équipe.
 
J'en profite pour remercier les équipiers m'apportant leur aide lors de ces plongées.

samedi 20 mars 2010

La Topo 2010...

Publication en cour...


dimanche 3 janvier 2010

Chantoir de Beron-Ry

Exploration du Siphon Salamandre
3 janvier 2010

Equipiers : Vincent Detraux, Simon Muyle et Guillaume (GSESM), Jean-Claude London.   TPST 5h30

Plongée réalisée lors d'une grosse sortie d'exploration organisée par le club Continent7/CASA  (voir  : Attaque en règle à Béron Ry)
Le Siphon Salamandre est le regard le plus en amont sur la rivière coulant au fond de cette grotte.
Aucune plongée n'y a jamais été tentée car il ne s'agit pas d'un objectif majeur au niveau de l'exploration de la cavité. C'est l'occasion pour moi de lever un point d'interrogation supplémentaire.

L'accès au Siphon Salamandre n'est pas des plus aisé. La descente commence par un petit ressaut qui atterri dans une petite salle en pente dont le sol est constitué de galets de très petites dimensions.
Une série de 3 ressauts plus important y fait suite, Simon les équipe sur les spits que Jack et Bando ont installé fin 2009

Cette descente sur corde nous amène sur une pente glaiseuse et assez raide, pas de galets à cet endroit, rien que de la boue. C'est ici que je m'équiperais malgré l'inconfort. Quelques mètres plus bas, une étroiture entre roche en place et ébouli englué de glaise et autres sédiments mène au siphon.

Cette belle vasque d'eau turbide de 2 mètres sur 4 ne m'emballe pas trop... Quelques paquets de bulles tournent en surface, le niveau oscille de quelques centimètres et ça fait un bruit inquiétant...
La peur du plongeur fond de trou me gagne, mais elle me rassure également, elle m’aidera aussi.

Jack London nous rejoint à cet instant pour me rassurer sur ces observations.
Ces phénomène sont dû à l'arrivée du ruisseau en cascadelle sous une petite voûte mouillante. Yves Dubois m’a expliqué ce phénomène un jour, mes inquiétudes disparaissent.
Nous terminons d'acheminer les kits et je m'équipe.

La redescente dans l'étroiture avec les 4 litres aux cotés et les mains pleines nous amusera beaucoup, c'est moins facile... Simon me débarrasse les bras et je glisse soudain jusqu'en bas de la pente, direct dans la vasque, comme ça c’est fait.

Une fois mon fil d'Ariane solidement amarré à un bloc, je me laisse couler. Un petit coup d'oeil sur l'amont me plonge dans une émulsion de bulles, l'origine des remous, pas moyen d’avancer plus loin.
Au fond de la vasque, à -2, je trouve un passage étroit entre un blocs et la paroi, ça ne passe pas.
Deuxième essai de l'autre coté du bloc, c'est toujours aussi étroit, mais ça continue.
Je prends rapidement de la profondeur entre deux parois verticales distante de 40cm. Ca racle de partout et les cupules bien aiguisées s'accrochent à ma sur combi.

Vers -4, le plafond s'abaisse et la galerie s'élargi pour devenir un laminoir. Je fouille à droite et à gauche le fond de celui-ci mais impossible de passer... Je suis pourtant bien dans le courant, les particules défilent devant mon masque et l'eau s'éclairci. Ce laminoir doit faire 2 mètres de large, son fond est constitué d'un lit de très petits galets. Le plafond ne me parait pas bien haut, ça queute...

Je remonte rejoindre mes compagnons, un coup d'oeil sur l'ordi m'indique une température d'eau de 5°C, qui a coupé le chauffage??

Petit débriefing devant la caméra de Jack (vidéo), et devant la déception de mes compagnons, je décide d'y retourner mais sans palmes cette fois.
Je refouille de fond en comble ce siphon, c'est bien le trajet que l'eau suit mais même mes bottes ne passent pas. J'ai beau m'acharner, ce n'est pas par ici que nous trouverons le Rubicon. Affaire classée.

Après 24 minutes de plongée, le Siphon Salamandre accuse un développement de 8 mètres pour une profondeur de 5. Suite humainement impénétrable.

On remballe promptement, nous sommes tous frigorifié, je n'ai même pas le temps d'alléger le premier kit que déjà Vincent l'attrape et file vers la surface.
Nous sortirons plus de 2 heures avant l'équipe de désobstruction.
Juste le temps nécessaire pour passer se réchauffer et se désaltérer au local du C7.

Merci à mes compagnons qui, encore une fois, ont fait preuve d'une grande efficacité.