samedi 12 décembre 2009

Grotte de L’Isbelle

Exploration du siphon aval de la rivière principale
12 Décembre 2009

Porteurs : Robert, David, Philippe, André, Pascal et Didier.


L’Ourthe est haute aujourd'hui, son débit important. La résurgence de l’Isbelle coule et la rivière aussi.
Quant à la Fontaine de Thot, elle coule bien mais l’eau y est limpide.
Dans la grotte, la rivière principale est limpide, le débit et la hauteur d’eau faibles. L’Affluant quant à lui débite un peu plus mais l’eau y est également fort claire.

Un peu plus de débit dans le siphon est une bonne chose, il sera plus facile de suivre le courant d’eau aspirant.


Cette plongée est effectuée avec l'aide et à la demande du Spéléo Club de Belgique afin d'aider Thomas, plongeur principal des siphons de cette grotte.



Repérage :
Je part les pieds en premier, les premiers mètres ne sont pas large mais ne m’inquiètent pas.
Très vite le sol se dérobe, je me retrouve dans une galerie large d’un mètre, le plafond culmine à +- 2 mètres sous la surface initiale.
Je me retourne et suis le fil vers l’aval, je ne ressens aucun courant, une quinzaine de mètres plus loin je rejoins le regard sur le siphon que Philippe a équipé d’une lampe repère.
Quelques mots échangé et je repars en me laissant couler le long de la pente raide et glaiseuse.
Vers -5 j’atteins sur la droite le renfoncement et la zone d'éboulis que Thomas m'a décrite.


Hésitation :
Première tentative dans ce trou. Il ne s’agit pas d’un éboulis, mais d’une zone en interstrate se renfonçant de +-1m vers la droite, large de 2m et haute de 1m. Un trou « calibré » vers le bas semble être la suite, je tente d’y pénétrer pieds en premiers mais rencontre rapidement un obstacle sous mes palmes.

Pensant que ce n’est pas par là, je ressors, fouille cette zone, l’entièreté du fond de la galerie principale, Rien.
Petite pause devant l’interstrate, les particules défilent devant mon masque, le courant est là.

La suite :
Je me renfonce donc à nouveau dans ce piège au fond de cet interstrate. Quelques fouilles du bout des palmes me font comprendre que le passage est décalé vers l’aval. Descente en négociant pour faire passer mes bouteilles. C’est véritablement une étroiture en baïonnette que je franchis avant de récupérer un peu d’aisance.
J’en profite pour amarrer mon fil puis poursuis la descente.
J’atteins enfin une zone plus large, sorte de laminoir haut de 60cm, en légère pente de 20 à 30° vers l’aval. Du bout des palmes, je ressens un fond rocheux ou caillouteux, bon signe pour la suite qui se trouve derrière moi. Je suis à 8m sous la surface du S2 et j'en reste là.


Fin de plongée :
La sortie de ce piège n’est pas évidente. Le fil a pris sa place entre les lames de roche qui m’obligent à tâtonner pour retrouver mon chemin, la visibilité s’améliore assez vite.
Je débouche dans la galerie principale, la visibilité est suffisante pour retrouver une des palmes perdues par Thomas lors d’une plongée précédente et pour apercevoir les deux lames de roche qui gênent l’entrée du siphon.



Conclusions :
Les objectifs les plus importants seraient de pousser plus avant pour vérifier si ça remonte en espérant qu’il n’y ait plus de traversées de bancs. Et aussi de plonger avec un fil métré afin d’estimer au mieux la distance parcourue.

Les plongées prennent une dimension bien plus engagée avec ces étroitures et la logistique va s’en ressentir (réserves d’air plus importantes indispensables). L’utilisation des palmes n’est pas nécessaire.
Nous pourrions envisager une désobstruction au marteau en cassant quelques lames proéminentes mais j’estime que ce n’est pas utile, quelques aller et venue là dedans auront vite fait d’élargir un petit peu.
Merci aux volontaires qui ont assumé le transport du matos et bonne chance pour les plongées futures.